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Meurtre au Maxi : la Cour d’appel ordonne un nouveau procès pour Randy Tshilumba

Le portrait de Randy Tshilumba fourni par la police.

Randy Tshilumba a été condamné pour le meurtre de Clémence Beaulieu-Patry dans un Maxi en 2016.

Photo : SPVM

Radio-Canada

La Cour d'appel du Québec ordonne un nouveau procès pour Randy Tshilumba, ce jeune homme condamné pour le meurtre prémédité de Clémence Beaulieu-Patry dans une épicerie Maxi de Montréal en avril 2016.

Dans un jugement rendu lundi, la Cour d’appel reproche à la juge Hélène di Salvo d’avoir commis des erreurs, notamment en donnant au jury des directives indûment longues, inutilement complexes, manifestement contradictoires et préjudiciables à l’accusé.

Le juge est maître du droit et le jury est maître des faits, a expliqué mardi l'avocat-criminaliste Charles Côté en entrevue avec Isabelle Richer. Mais parfois […], il faut interpréter les faits en fonction des règles de droit. Alors le juge, dans ses directives, est là pour éduquer ou diriger le jury pour qu’il puisse interpréter les faits présentés dans le bon sens du droit.

La Cour d'appel reproche ainsi à la juge Hélène di Salvo d'avoir embrouillé les jurés en voulant leur fournir les outils nécessaires pour délibérer.

Les jurés avaient fait connaître leur verdict le 20 octobre 2017 après trois jours de délibérations. Randy Tshilumba avait alors été reconnu coupable de meurtre prémédité et avait donc écopé automatiquement d'une peine d'emprisonnement à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Pendant le procès, ses avocats avaient échafaudé une défense sur le concept de non-responsabilité pour troubles mentaux, tandis que deux psychiatres avaient soutenu que le jeune homme, alors âgé de 19 ans, ne distinguait plus le bien du mal au moment de commettre son geste.

La poursuite, elle, avait plutôt argué qu'il savait très bien distinguer le bien du mal, sans toutefois nier qu'il puisse souffrir de troubles mentaux. Pour les procureurs, le comportement de Randy Tshilumba tout de suite après le meurtre démontrait qu'il était en possession de ses moyens : il avait changé de vêtements, caché l'arme du crime et fait des recherches sur Internet pour savoir comment s'en débarrasser.

La juge di Salvo avait invité les jurés à tenir compte de ces éléments dans leurs délibérations. La Cour d'appel est toutefois d'avis que le comportement de l'accusé après le crime ne peut pas être considéré pour déterminer ses intentions au moment de commettre son geste, d'où le préjudice à l'accusé qu'elle évoque dans son jugement.

Clémence Beaulieu-Patry était âgée de 20 ans lorsqu'elle a été poignardée à 14 reprises sur son lieu de travail le 10 avril 2016.

Clémence Beaulieu-Patry.

Clémence Beaulieu-Patry

Photo : Facebook

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