•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trois manifestations pour la rentrée parlementaire à Québec

Des manifestants devant l'hôtel du Parlement du Québec.

Reportage de Marie-Pier Mercier.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier

Le parvis de l’Assemblée nationale a été bien occupé mardi pour la rentrée parlementaire des élus, à Québec. Pas moins de trois manifestations ont eu lieu sur différentes revendications.

En avant-midi, solidaires, péquistes, conservateurs et étudiants de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de l’Union étudiante du Québec (UEQ) se sont rassemblés pour demander une réforme du mode de scrutin.

Plusieurs sont revenus sur les résultats des dernières élections provinciales, et les ont qualifiés de véritables distorsions démocratiques entre le pourcentage de votes et le nombre de sièges obtenus à l’Assemblée nationale.

On commence un nouveau mandat avec un parti soutenu par 36 % de la population, ça, c'est le dernier sondage Léger après l’élection, qui a 72 % de sièges, donc le double, et 100 % du pouvoir, rapporte Pascal Bérubé, chef parlementaire du Parti québécois (PQ).

« Il n’y a jamais eu une telle distorsion électorale dans notre histoire, et ce Parlement n'est pas représentatif de la volonté populaire. »

— Une citation de  Pascal Bérubé, chef parlementaire du PQ

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, est du même avis. C'est l'élection de la distorsion. Ce gouvernement a 90 sièges alors qu’il y a à peine 40 % des Québécois qui ont voté pour lui.

L’opposition officielle a moins de votes que Québec solidaire. Il y a quelque chose qui ne marche plus. Ça fait 20 ans qu'on en parle activement. Il est plus que temps que ça change, car ça décourage les gens de savoir que leur vote ne compte pas, ajoute-t-elle.

Plusieurs ont également dénoncé la promesse que le premier ministre François Legault n’a jamais tenue. Il avait promis de réformer le mode de scrutin dans son dernier mandat, avant de rompre son engagement.

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) était également présente mardi pour rappeler au premier ministre une autre promesse de son dernier mandat.

Des intervenants du milieu doutent que l’éducation soit réellement la priorité de François Legault. Ils souhaitent que l’école publique revienne à l’avant-plan et que cesse le système d’école à trois vitesses.

Le PQ et QS contre le serment au roi

En après-midi, près de 250 personnes ont participé à la manifestation contre le serment au roi. Les trois députés du PQ ainsi que le député solidaire Sol Zanetti ont pris part au mouvement.

Ce dernier doit d’ailleurs déposer ce jeudi le projet de loi rendant optionnel le serment.

On arrive à un moment où on prend conscience collectivement, et il y a un assez grand consensus, au Québec, que la monarchie, ça n’a pas de sens que ça guide ici, qu’on doive prêter serment à un souverain qui n’a rien à voir avec nous. On respecte leur stratégie, a expliqué Manon Massé.

Selon plusieurs manifestants rencontrés sur place, dont certains souverainistes de la première heure, arrêter de prêter serment au roi permettrait de protéger l’identité du Québec.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...