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Budget municipal : la Ville met fin aux permis de terrasse à 50 $

La rue Maguire, dans le secteur Sillery.

Pour une terrasse moyenne, la facture devrait osciller autour de 1000 $.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

La Ville de Québec entend revenir progressivement à ses tarifs habituels relativement aux terrasses estivales. Dès l’an prochain, les restaurateurs qui exploitent une terrasse devront payer le tiers de la facture qu’ils acquittaient avant la pandémie.

C’est notre orientation, a confirmé le directeur du Service du développement économique et des grands projets, Charles Marceau, lors du comité plénier sur le budget.

M. Marceau a rappelé que, depuis l’été 2020, la Ville réclame une somme symbolique de 50 $ aux exploitants de terrasses sur son territoire. La mesure visait à donner un peu d’oxygène aux restaurateurs durement frappés par les mesures sanitaires.

Une serveuse prend une réservation derrière un plexiglas à l'entrée d'un restaurant.

Une serveuse confirme la réservation d'un client au plus fort de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Or, la relance économique favoriserait maintenant un retour à la normale. Dès 2023, les restaurateurs qui exploitent une terrasse doivent s’attendre à payer le tiers du tarif qu’ils acquittaient avant la pandémie. Pour une terrasse moyenne, la facture devrait osciller autour de 1000 $.

À un moment donné, il faut recommencer, a affirmé Charles Marceau. On va voir jusqu’à quel point la récession va être dure, mais c’est la proposition que nous faisons.

Depuis 2020, la Ville se prive d’environ 600 000 $ de revenus liés aux permis de terrasse. Le rehaussement des tarifs devrait donc rapporter 200 000 $ en 2023.

Complexité exemplaire

L’administration Marchand procède par ailleurs à une réévaluation de la tarification des terrasses pour l’ensemble du territoire.

De l’aveu même de Charles Marceau, le système actuel est d’une complexité exemplaire, car il comprend une multitude de tarifs selon le type d’occupation, le secteur et l’ampleur de la surface exploitée.

On a simplifié le tout et on devrait le transmettre aux commerçants prochainement, promet M. Marceau.

Vers une hausse de taxes plus salée?

Le chef de Québec d’abord, Claude Villeneuve, est d'avis que la Ville fait fausse route en haussant aussi rapidement le coût des permis de terrasse l’an prochain.

C’est un peu brusque, la manière que ça revient, déplore-t-il. Ce n’était pas vraiment anticipé par les restaurateurs.

Selon lui, la hausse de 50 % du coût des vignettes de stationnement sur rue est un autre exemple de choc tarifaire.

Le chef de l’opposition officielle estime qu’il aurait été plus sage d’envisager d’autres avenues afin de mieux répartir la charge fiscale, quitte à considérer une hausse de taxes supérieure à 2,5 % pour l’ensemble de la population.

Je n’ai pas la ventilation ni le calcul, mais j’aurais aimé ça qu’on regarde plus dans cette direction-là, souligne Claude Villeneuve. Un commerçant va payer son permis 1000 $ de plus, c’est une augmentation importante par rapport à une hausse de taxes de 70 $.

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