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La commission de surveillance de la GRC va examiner l’arrestation d’un adolescent autiste

Riley Bauman et Laura Hawthorne.

Laura Hawthorne dit que son fils, Riley Bauman, est encore traumatisé par son arrestation.

Photo : Radio-Canada / David Bajer

Radio-Canada

La Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC (CCETP) a ouvert une enquête pour examiner les circonstances de l'arrestation et la détention de Riley Bauman, un adolescent de 16 ans ayant un trouble du spectre de l'autisme.

L’arrestation a eu lieu dans un terrain de jeux à Saint-Albert, en Alberta, au début du mois d’octobre. Selon la GRC, l'adolescent non verbal s’est légèrement mutilé dans la voiture des agents et s’est blessé quand il était seul dans une cellule de détention. Il a été soigné à l'hôpital.

La mission de l’enquête sera, entre autres, d'étudier l'intervention de la GRC, mais aussi de déterminer si l'arrestation et la détention étaient adaptées à sa neurodiversité, comme l’exige la Loi canadienne sur les droits de la personne. L’autre objectif sera de déterminer si des précautions ont été prises pour l'empêcher de se mutiler.

La présidente de la CCETP, Michelaine Lahaie, veut également savoir si la GRC a des politiques, des procédures et des formations sur la façon d’intervenir avec les personnes neurodivergentes.

Notamment, si les membres de la GRC sont formés pour différencier les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue des handicaps, y compris la neurodiversité, et s'ils sont formés sur les moyens de prévenir ou de réduire les comportements d'automutilation des personnes sous leur garde, indique la déclaration écrite de la CCETP.

L'Équipe d'intervention de l'Alberta en cas d'incident grave (ASIRT) enquête également sur les circonstances de l’arrestation. Selon l'ASIRT, la personne qui a composé le 911 avait mentionné que le comportement incohérent de l’adolescent pouvait être dû à un lourd handicap.

La GRC de l'Alberta a également ouvert une enquête interne.

Autres arrestations du même genre ailleurs au pays

D’autres arrestations dans des circonstances similaires sont aussi examinées dans d’autres provinces.

La police régionale de Peel, en Ontario, a ouvert une enquête interne à la suite de l’arrestation musclée d'un jeune autiste non verbal de 19 ans.

Majd Darwich tient son fils dans les bras.

Selon Majd Darwich (à droite), son fils Abdullah n'est plus le même depuis qu'il a été menotté par la police.

Photo : Radio-Canada / Talia Ricci

Les agents ont frappé ce dernier, Abdullah Darwich, puis l’un d’eux a utilisé un pistolet à décharge électrique, car il ne répondait pas à leurs ordres.

Depuis, la direction de cette police a reconnu son erreur et veut changer sa façon d'intervenir auprès des personnes neurodivergentes.

Au Québec, Marie Ismé dénonce l’utilisation d’un pistolet à décharge électrique sur son fils de 18 ans, Brandon-Lee Paris au début du mois. Ce dernier, qui est une personne non verbale ayant un trouble du spectre de l'autisme, s'était enfui d’un centre de réadaptation. Les agents de la police de Mascouche ont utilisé la force pour le contrôler, avant de le menotter.

Marie Ismé compte déposer plainte au Commissaire à la déontologie policière, l'organe québécois qui enquête sur les agissements des agents de cette province.

Avec des informations de Wallis Snowdon

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