•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dans les coulisses des peintures murales de Sherbrooke

Des oeuvres d'art sur un mur.

Une exposition présente les dessous de la réalisation des peintures murales à Sherbrooke.

Photo : Serge Malenfant

Anik Moulin

L'exposition Derrière le mur : les murales de Sherbrooke sera présentée à l'Espace galerie du centre communautaire et culturel Françoise-Dunn du 3 au 18 décembre prochain.

Cette exposition rétrospective rassemble des archives de Murales urbaines à revitalisation d'immeubles et de réconciliation sociale (M.U.R.I.R.S), organisme qui a créé ou collaboré à la réalisation de plus de 38 peintures murales à Sherbrooke, dont les 18 immenses oeuvres de type trompe-l'œil. C'est une belle façon de les redécouvrir de façon beaucoup plus professionnelle, explique Serge Malenfant, artiste et retraité de M.U.R.I.R.S.

Le public pourra découvrir les coulisses de ces œuvres uniques, et les multiples tenants et aboutissants, question de mieux saisir toute l'ampleur de l'ouvrage réalisé sur 20 ans. Le monde est un peu ébahi par le travail, qui demande une année de recherche historique, une année de recherche technique, des permissions légales, des contrats, des servitudes pour avoir accès au mur, affirme Serge Malenfant.  

« On a travaillé avec beaucoup de collaborateurs, d'ingénieurs, d'architectes, de chimistes en couleurs, de conservateurs d'art, de maçons, nommez-les! Tous les corps de métiers y ont passé! Quand on voit tout ça, on comprend plus la valeur de ces œuvres-là.  »

— Une citation de  Serge Malenfant, artiste et retraité de M.U.R.I.R.S
Serge Malenfant devant une pancarte indiquant M.U.R.I.R.S.

Serge Malenfant est à la retraite depuis la dissolution de l'organisme. La création des peintures murales était un exercice physique important, soutient-il.

Photo : Serge Malenfant

Celui qui a fondé M.U.R.I.R.S est à la retraite depuis deux ans, soit depuis la dissolution de l'organisme. Même si le processus de création lui manque beaucoup, tout comme la camaraderie avec tous les artistes, Serge Malenfant est tout de même heureux d'avoir cessé ses activités parce que le Cirque du Soleil, on va laisser ça aux autres, souligne-t-il en riant!

C'est que la réalisation des peintures murales représentant tout un défi physique.

Monte, descend plusieurs fois, à quatre pattes, couché par terre, la tête en bas pour être capable de rejoindre la surface à peindre. Les vertiges, la météo, une petite tornade qui a presque tout arraché un échafaudage. Donc, c'est demandant! 

Une conférence est également au programme le 3 décembre au centre communautaire, et sera présentée par l'artiste.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...