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Le coût du projet Coastal GasLink subira une nouvelle hausse « notable »

Un soudeur travaille sur un joint entre deux sections de pipeline.

La hausse des coûts est liée en partie à la pénurie de travailleurs, selon TC Énergie.

Photo : coastalgaslink.com

L’entreprise canadienne TC Énergie s’attend à revoir à la hausse de manière importante le coût du projet de gazoduc Coastal GasLink en construction en Colombie-Britannique, quatre mois seulement après avoir doublé ses estimations à 11,2 milliards de dollars.

La société a affirmé qu’elle pourrait fournir un nouveau montant du coût total de la construction au tout début de l’année 2023. Lors de la journée de présentation aux investisseurs tenue à Toronto, mardi, le vice-président aux pipelines, Bevin Wirzba, a toutefois évoqué une hausse notable des coûts.

TC Énergie attribue cette augmentation anticipée sur la difficulté à trouver de la main-d’oeuvre qui est aussi en grande demande sur le chantier de l’agrandissement du pipeline Trans Mountain, dans le sud de la Colombie-Britannique.

Nous avons 6300 travailleurs sur notre chantier, [Trans Mountain] en a 12 000 pour faire la moitié de nos tâches. [...] Attirer et conserver nos travailleurs et nos sous-traitants est un défi quand ces deux chantiers se chevauchent, a indiqué Bevin Wirzba.

Il a ajouté que des désaccords avec des sous-traitants ont également émergé au cours des dernières semaines quant à la qualité de leur travail. TC Énergie s’attend à récupérer de l’argent en lien avec ces disputes, mais pas avant la fin du chantier.

Chantier complexe et questions environnementales

Le terrain montagneux complique également la construction, au point où l’entreprise utilise des remontées mécaniques pour transporter les tuyaux.

Les mesures pour éviter l’érosion ont ajouté une couche de complexité au chantier, selon Bevin Wirzba. L’entreprise a reçu plus d’une cinquantaine d’avertissements pour non-respect des conditions environnementales de construction de son pipeline de gaz naturel depuis le début des travaux, en 2019.

Un bout de pipeline surplombe un sol sec et dénudé traversé par une faille.

Une photo prise en avril 2022 par un inspecteur provincial montrant l'érosion du sol sur une portion de l'emprise de Coastal GasLink violant les conditions de permis de l'entreprise.

Photo : Ministère de l'Environnement et des Changements climatiques

Les autorités environnementales ont même suspendu temporairement les travaux à différents endroits, notamment pendant 5 jours, à la fin du mois d'octobre, dans la vallée de la rivière Anzac, où TC Énergie avait violé des règles relatives à la construction près de cours d'eau sensibles.

La sécheresse déclarée dans la province a aussi retardé les essais hydrauliques de certaines sections du gazoduc.

Malgré ces embûches, la société espère avoir terminé la construction à la fin de 2023.

Le chantier a déjà été perturbé par de nombreux obstacles au fil des ans. Des manifestations de militants environnementalistes et de membres de la Première Nation Wet’suwet’sen ont suspendu le chantier à plusieurs reprises.

Par le passé, les dépassements budgétaires ont également causé des frictions entre TC Énergie et LNG Canada, l’entreprise chargée de construire et d’exploiter l’installation de liquéfaction du gaz naturel et le terminal portuaire dans le district de Kitimat.

Un campement en opposition au projet de pipeline Coastal GasLink.

Des opposants au gazoduc Coastal GasLink ont dressé des campements comme celui-ci, datant de 2020, le long du tracé du pipeline.

Photo : Radio-Canada / Timothé Matte-Bergeron

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