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Les dégâts de Fiona compliquent la tâche des constructeurs à l’Î.-P.-É.

Deux jeunes hommes installent une porte dans une maison en construction.

Le programme d’apprentissage commandité par l’Association de l’industrie de la construction de l’Île-du-Prince-Édouard a formé plus de 130 travailleurs en un an et demi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les constructeurs à l’Île-du-Prince-Édouard entreprennent moins de nouveaux projets et forment de jeunes travailleurs, mais la demande élevée depuis le passage de la tempête Fiona accentue la pression sur leur industrie, qui surchauffe depuis des années.

L’industrie fonctionne à environ 127 % ou 128 % en ce moment, estime le directeur général de l’Association de l’industrie de la construction de l’Île-du-Prince-Édouard, Sam Sanderson. Il ajoute qu’il est difficile de s'en sortir.

La croissance rapide de la population de la province fait augmenter la demande pour de nouveaux logements et pour des infrastructures. L’industrie peine à répondre à cette demande.

Sam Sanderson est interviewé devant un chantier de construction.

L’âge moyen des travailleurs de la construction demeure trop élevé, selon Sam Sanderson, directeur général de l’Association de l’industrie de la construction de l’Île-du-Prince-Édouard (archives).

Photo : Radio-Canada / Jessica Doria-Brown

Les apprentis Sam Cassibo, 17 ans, et Bradley Keus, 22 ans, espèrent contribuer à rattraper le retard. Ils suivent un programme de formation de 20 semaines conçu pour les jeunes travailleurs de métier et commandité par l’industrie. Ce programme englobe plusieurs métiers, notamment la construction de murs intérieurs, la charpenterie de finition et la plomberie, ainsi que les règles du travail sécuritaire.

J'aime travailler de mes mains chaque jour et essayer différentes choses. J’essaie de déterminer ce que j’aimerais faire, affirme Bradley Keus en ajoutant qu’il ressent de l’enthousiasme devant ces diverses possibilités de carrière.

Sam Cassibo veut lui aussi travailler dans ce domaine. Je souhaite qu’un jour je puisse voir le résultat de mon travail et me dire que j’en ai fait partie, dit-il.

Emploi à la hausse dans la construction

L’industrie a perdu des centaines d’emplois en 2021, mais elle en a gagné beaucoup cette année. De janvier à octobre 2022, elle comptait en moyenne 7500 emplois, soit 27 % de plus qu’en 2021.

Quant aux travailleurs âgés de moins de 25 ans, l’industrie en employait 800 en 2019 et en compte 1400 cette année, selon Statistique Canada.

La demande montre des signes de ralentissement. Les investissements dans la construction immobilière ont diminué de 13 % cette année. La valeur des permis de construction a diminué de 2,3 %.

C’est formidable de voir de nouveaux jeunes travailleurs s’ajouter à l'industrie, affirme Sam Sanderson en ajoutant que cela ne suffit pas pour régler la pénurie de main-d'œuvre.

Les conséquences de Fiona

Les données ci-dessus ne reflètent pas encore les conséquences de la tempête Fiona qui, à la fin de septembre, a arraché des toitures et renversé des arbres sur des bâtiments. Tout cela entraîne une forte demande pour des travaux de réparation.

Nous allons de mal en pis et Fiona ajoute beaucoup de difficultés aux problèmes existants, soupire Ajay Punnapadam, propriétaire de l'entreprise Confederation Construction and Interiors.

Ajay Punnapadam.

La réparation des dégâts causés par la tempête Fiona entraîne des retards de quelques mois pour d’autres travaux, selon Ajay Punnapadam, propriétaire de l’entreprise Confederation Construction and Interiors.

Photo : Gracieuseté/Ajay Punnapadam

Son entreprise dépend en grande partie de la sous-traitance pour réaliser des projets, mais ces travailleurs ne sont plus disponibles parce qu’ils s’occupent des dégâts de Fiona.

Il pourrait s’écouler un an avant que toutes les réparations nécessaires soient effectuées et que l’industrie puisse retourner aux nouveaux projets et aux travaux de rénovation qui se font attendre depuis des mois, estime M. Punnapadam.

D’après un reportage de Kevin Yarr, CBC

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