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Virus respiratoires : « On gère les lits au compte-gouttes », affirme la pdg du CISSS

Un masque sur le visage, deux personnes sortent d'un édifice l'hiver.

De nombreuses personnes consultent ces temps-ci pour des problèmes reliés à des virus respiratoires (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le nombre de cas d'influenza et d'infection par le virus respiratoire syncytial (VRS) augmente au Bas-Saint-Laurent. Alors que la région était relativement épargnée comparativement à d'autres régions depuis le début de l'automne, de plus en plus de personnes consultent pour des virus respiratoires.

On constate quand même une augmentation de l’achalandage dans nos urgences au cours des dernières semaines. À Rimouski, ça a été assez intense la semaine dernière, affirme la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.

La façade de l'Hôpital régional de Rimouski.

L'urgence de l'hôpital de Rimouski a été passablement occupée la semaine dernière, selon la pdg du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Dans les groupes de médecine familiale (GMF), on observe le même phénomène, selon le médecin de famille Jocelyn Morin.

On voit beaucoup d’infections respiratoires, mais pas trop graves. Ce qu’on voit tranquillement arriver, c’est la vague. On commence à avoir nos premiers cas d’influenza depuis une semaine ou deux, affirme le Dr Morin.

Cette vague a déjà happé de plein fouet le système de santé de plusieurs autres régions du Québec il y a plusieurs semaines, si bien que le ministre de la Santé, Christian Dubé, a mis en œuvre une série de mesures pour désengorger les urgences.

Je ne vous cacherai pas qu’on a une petite inquiétude à l’approche du mois de décembre et du temps des Fêtes, explique Isabelle Malo. Les gens vont se rencontrer davantage. On invite les citoyens à la prudence parce que ça se répercute directement chez les tout-petits et chez les aînés, dit-elle.

« On ne veut pas se ramasser dans une situation qui pourrait devenir très très lourde sur notre système. C’est déjà assez complexe : on gère les lits au compte-gouttes présentement. »

— Une citation de  Isabelle Malo, pdg du CISSS du Bas-Saint-Laurent

La vague de virus respiratoires arrive au Bas-Saint-Laurent

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Plus de trois virus en circulation

En plus du trio COVID-19, VRS et influenza, plusieurs autres virus qui produisent le même type de symptômes circulent dans la région, notamment le rhinovirus et le métapneumovirus, explique le pédiatre Yohann St-Pierre.

Pour un parent ou une famille qui a deux ou trois enfants d’âge préscolaire ou scolaire, parfois, ça peut paraître comme un rhume qui n’en finit plus, mais peut-être que c’est plusieurs virus qui sont entrés dans le nid familial et qui n’en finissent plus de sortir parce que les membre de cette famille sont tous en train de s’autocontaminer l’un l’autre, dit-il.

Qui plus est, une même personne peut être contaminée par plusieurs virus simultanément.

« Ce qu’on observe chez les enfants hospitalisés actuellement, c’est qu’ils ont, dans 20 à 40 % des cas, plus d’un virus à la fois. »

— Une citation de  Le Dr Yohann St-Pierre, pédiatre au CISSS du Bas-Saint-Laurent

Puisque les symptômes varient d'une personne à l'autre et sont souvent inexistants chez les adultes dans le cas du VRS, de nombreuses personnes sont porteuses de ces virus sans même le savoir.

Quand consulter?

Si bon nombre de personnes réussissent à guérir par elles-mêmes avec un peu de repos, il est parfois difficile de déterminer à quel moment consulter un médecin, particulièrement en ce qui concerne les enfants.

« Un enfant peut faire de la fièvre pendant 48 heures et être très moche et déshydraté [...], mais en général, attendre trois ou quatre jours de fièvre avant de consulter peut être tout à fait adéquat si l’enfant a un état général satisfaisant. »

— Une citation de  Dr Jocelyn Morin, médecin de famille au GMF de l'Estuaire

Je dis souvent [aux gens] d’écouter leur feeling de parent, parce que ce feeling-là est très fort, indique pour sa part le Dr St-Pierre. Dans le doute, il y a des services qui sont offerts. Et ce n'est pas nécessairement d’aller à l’urgence.

À l'aide d'un thermomètre, une mère prend la température de son enfant couchée dans un lit.

Le Collège des médecins recommande le port du masque dans les lieux publics pour lutter contre la propagation des virus respiratoires chez les enfants.

Photo : getty images/istockphoto / PeopleImages

Le 811, le guichet d'accès à la première ligne (GAP) ainsi que les sites de la Société canadienne de pédiatrie et de Naître et grandir sont des ressources précieuses pour guider les parents dont les enfants sont malades, ajoute-t-il.

Les médecins s'attendent à un pic du nombre de cas de virus respiratoires d'ici deux ou trois semaines et invitent la population à porter le masque, tel que recommandé par le ministère de la Santé, et à se faire vacciner contre la COVID-19 et contre l'influenza, des vaccins maintenant disponibles gratuitement pour tous.

Avec la collaboration de Fabienne Tercaefs et d'Éric Gagnon

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