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Le futur complexe sportif dans l’ouest de Gatineau pourrait coûter plus de 200 M$

Un arbitre tenant une rondelle de hockey au-dessus d'une patinoire avec deux joueurs qui tendent leurs bâtons.

Le projet comprend, entre autres, quatre patinoires de la même grandeur que celles que l’on retrouve dans la Ligue nationale de hockey. (Archives)

Photo : iStock / shironosov

Le futur complexe sportif dans l’ouest de Gatineau pourrait coûter plus de 200 millions de dollars, selon une analyse de l’administration de la Ville.

Le projet comprend, entre autres, quatre patinoires de la même grandeur que celles que l’on retrouve dans la Ligue nationale de hockey (LNH), deux gymnases doubles ainsi qu’une piste de course.

À la demande du conseil municipal, l’administration municipale a analysé divers scénarios au cours des derniers mois. Le fruit de ce travail d’analyse a été présenté, mardi matin, aux élus dans le cadre du comité plénier de la Ville de Gatineau.

Recommandations de l’administration municipale :

  • Quatre surfaces glacées de grandeur LNH
  • Deux gymnases doubles à usage multifonctionnel
  • Une piste de course de trois couloirs
  • Deux salles polyvalentes et deux salles multifonctionnelles plus grandes
  • Aire de vie et espaces communs publics avec terrasse
  • Plateaux sportifs aménagés sur le toit du stationnement étagé
  • Jardins communautaires et espaces verts
  • Autres locaux : bureaux administratifs, salle à manger pour les employés, bureau d’accueil et hall d’entrée


Source : Ville de Gatineau

Avec ce projet, la Ville s’est donné divers objectifs, dont celui de favoriser les équipements et [les] programmations multisaisons. Cependant, ce ne sont pas toutes les activités sportives qui pourront être pratiquées.

Certaines options n’ont pas été retenues. Pour remédier à la situation, l’administration de la Ville suggère de prioriser la construction d’un terrain synthétique de soccer dans l’ouest de Gatineau, ainsi qu’un endroit ciblé pour les amateurs de planche à roulettes.

Dans l’analyse comparative des composants, on peut lire que l'ajout d'un planchodrome n’a pas été retenu dans le futur complexe sportif, et ce, pour trois raisons, notamment parce qu’il serait peu utilisé du lundi au vendredi, avant 16 h, puisque la clientèle ciblée est alors sur les bancs d’école.

En ce qui a trait au terrain de soccer, cinq raisons ont été évoquées dans l’analyse, dont l’augmentation des coûts associés au projet, puisqu’il aurait été nécessaire d’agrandir l’empreinte au sol du bâtiment pour la plus grande superficie requise de l’étage additionnel.

Dans l'ensemble la mairesse de Gatineau, France Bélisle, estime que la proposition est gagnante pour les citoyens.

C’est unique au Québec ce qu’on propose. Et je suis fière de ça. Je suis fière que le conseil municipal ait vu une possibilité de densifier les infrastructures sportives, a-t-elle déclaré.

France Bélisle.

La mairesse de Gatineau France Bélisle en mêlée de presse le 29 novembre.

Photo : Radio-Canada

Soulagement pour certains, déception pour d'autres

Mis au parfum de la proposition de l’administration de la Ville, la présidente de l'Association régionale de pickleball de l'Outaouais, Francine Tremblay, s'est dite « heureuse » que la Ville ait pris en considération son activité.

« Nous avons déjà 500 et quelques membres en seulement quatre d’existence. C'est une activité qui permet, même à un certain âge, de faire une activité physique et plaisante », a-t-elle fait valoir.

Mme Tremblay souhaite, néanmoins, que la Ville étende le nombre des terrains accordés, car pour les moments, les membres sont obligés d'utiliser des espaces communs.

Ça nous prend un endroit où il y a au moins quatre terrains pour créer cette atmosphère [la convivialité]. Ce qui nous irait, ce serait qu’on nous installe des filets permanents pour qu’on puisse aller jouer en tout temps , a-t-elle dit.

Plan en dessous des genoux d'un joueur de soccer, qui a le pied sur un ballon.

L'idée d'ajouter un terrain synthétique de soccer au futur complexe sportif a été explorée, mais n'a finalement pas été retenue. (Archives)

Photo : iStock

Si Mme Tremblay est enthousiaste, ce n'est pourtant pas le cas du président de Soccer Outaouais, Richard Telekawa, qui n’a pas caché sa déception de voir que le terrain synthétique ne figurait plus dans le projet.

Je suis surpris et déçu. Pendant la campagne électorale, on avait fait le tour des candidats à la mairie et des conseillers municipaux de l’ouest. Sans faire de promesse électorale, on nous a dit que c’était un besoin criant. France Bélisle avait même soutenu le projet. On était alors contents quand elle a été élue.

Le principal intéressé n’a pas l’intention de baisser les bras. Il entend relancer les élus municipaux pour chercher des appuis et convaincre la Ville d’être à nouveau intégrée au projet. Si cela se révèle infructueux, il n’écarte pas le scénario de se tourner vers le privé.

Il le faut. Il y a un besoin dans l’ouest de la ville, qui connaîtra une croissance démographique fulgurante dans les prochaines années, a ajouté celui qui s'appuie sur une étude de faisabilité.

Le milieu du soccer de l’Outaouais doit composer avec un manque de terrains depuis plus d’un an, puisque la Ville de Gatineau a résilié son bail pour l’édifice de la Fonderie, dans le secteur de Hull.

En ce moment, on parle de 1200 joueurs de soccer qui ne peuvent pas, ou qui ne peuvent plus, pratiquer leur sport. Ces gens-là ont tout simplement arrêté de jouer ou ont choisi de jouer à Ottawa, a déploré M. Telekawa.

Quelle sera la suite?

Dans son analyse, la Ville de Gatineau a également détaillé la façon dont le projet sera financé. À l’heure actuelle, une évaluation préliminaire évalue à 219 millions de dollars le coût total du projet. Mais la facture pourrait augmenter avec les années et le poids de l’inflation.

Un financement de 99 millions de dollars est déjà prévu par règlement d’emprunt et inclus au plan financier à long terme. Il sera donc nécessaire d’emprunter 119,5 millions de dollars de plus.

Façon d’emprunter les 119,5 millions de dollars :

  • 30 millions de dollars, en 2026
  • 60 millions de dollars, en 2027
  • 29,5 millions de dollars, en 2028


Source : Ville de Gatineau

Pour y arriver, deux modes de financement sont proposés, c’est-à-dire un ajout de 1 % à la taxe générale, en 2024, suivi d’un règlement d’emprunt, en 2026, pour le solde à financer, ou encore un règlement d’emprunt de 119,5 millions de dollars.

Le conseil municipal devra voter sur les recommandations, après en avoir discuté.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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