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Lock-out à l’usine WestRock à La Tuque

Des travailleurs devant l'usine.

Les travailleurs de l'usine WestRock sont en lock-out.

Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard

Radio-Canada

À La Tuque, 250 employés de l’usine WestRock ont été mis en lock-out par l’employeur après avoir voté pour un mandat de grève de 24 h. L’usine compte près de 500 employés, c’est donc la moitié qui se retrouve sur les piquets de grève. Ces travailleurs sont principalement rattachés à la fabrication du carton destiné à l’alimentation.

C'est par souci pour la sécurité de nos employés, nous avons mis en lock-out les membres du syndicat lorsqu'ils ont déclenché une grève. Nous espérons que cela sera résolu rapidement et continuons à négocier, a indiqué la direction de WestRock par courriel, sans préciser quand elle mettra fin au lock-out.

Des négociations sont en cours, en présence d'un conciliateur.

Pendant ce temps, des dizaines d’employés se sont relayés sur les piquets de grève toute la journée. En tout temps, cinq véhicules de gardiens de sécurité ont formé un cordon pour bloquer l’accès à l’usine aux employés tout en laissant les cadres y entrer.

Sans surprise

Le syndicat a déclenché la grève tout en sachant qu’il y aurait probablement un lock-out qui s'en suivrait, parce que les négociations n'avancent pas. L’enjeu de la négociation se situe au niveau des salaires que les travailleurs demandent de hausser sans vouloir dire de combien.

Le salaire moyen se situe actuellement entre 34 $ et 36 $ de l’heure à l'usine.

Il s’est créé des disparités en février dernier lorsque la compagnie a consenti des hausses salariales importantes pour une centaine d’employés, de l’ordre de 3,73 $ l’heure. Ces hausses ont principalement bénéficié à des électriciens pour pallier la difficulté d’en recruter et de les retenir. Plusieurs quittent pour joindre d’autres compagnies, comme Hydro-Québec. Ces hausses n’ont pas été consenties aux autres travailleurs de l’usine. Cela crée une disparité. Les travailleurs font aussi valoir que les conditions de travail propres aux usines sont exigeantes, puisqu’elles nécessitent des quarts de travail la fin de semaine, le soir et certains d’entre eux sont de 12 heures. Le syndicat constate que de plus en plus de gens quittent pour d’autres entreprises. Il souhaite ainsi faire bouger l’employeur au niveau des salaires.

Le président du local 530, Richard Ouellette, qui représente les employés de l’usine avoue avoir connu un été très difficile. On a eu des arrêts de production. C’’est très difficile de faire le remplacement de personnel, les vacances, on a de la misère à avoir nos congés. Ce sont toutes des choses qui entrent dans la négociation pour améliorer les conditions de travail de tout le monde et favoriser une usine qui est rentable.

Josée Roy, représentante des 22 employés de bureau en lock-out abonde dans le même sens. On manquait de personnel. Parfois, nos remplaçantes avaient trois postes à couvrir dans la même journée. Il y a des points qu’on cherche à aller chercher pour [pallier à] ces situations-là. Ils ont engagé d’autres personnes, mais on veut les garder.

Les offres de l’employeur ne répondent pas aux attentes de nos membres. C’est une impasse au niveau des offres monétaires, a déclaré le représentant national du syndicat Unifor, Steeve St-Pierre.

Onde de choc

L’impact du lock-out touche plus que 250 employés. WestRock est un employeur majeur pour la Ville de La Tuque. Ce sont donc aussi des familles, des commerçants et des entrepreneurs qui sont indirectement touchés. Ils souhaitent que le conflit ne perdure pas.

Les employés ont procédé à l’arrêt des machines à l’usine, mais disent pouvoir ouvrir rapidement s’il y a une entente.

Les travailleurs sont sans contrat de travail depuis le 31 août 2022. Le conflit de travail a éclaté après que l'employeur ait soumis son offre pour le renouvellement de la convention collective.

Avec les informations d'Amélie Desamarais et l’entrevue réalisée à l’émission Toujours le matin

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