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Vaste projet d’expansion pour la ferme piscicole des Bobines

La pancarte de la ferme piscicole des Bobines sur la bâtisse extérieure.

La ferme piscicole des Bobines, à East Hereford, espère produire un volume annuel de 460 tonnes de poissons d'ici un an ou deux.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis 2019, la ferme piscicole des Bobines à East Hereford a enclenché un vaste projet d’expansion de 5 millions de dollars dans le but de doubler sa production annuelle de truites arc-en-ciel tout en limitant sa consommation d’eau et d’énergie et ses rejets de phosphore. Ce triple défi nécessite de nombreuses innovations, et l'entreprise a mis en place des panneaux solaires la semaine dernière pour faire un pas de plus vers ses objectifs.

La ferme piscicole des Bobines produit annuellement 210 tonnes de truites arc-en-ciel. Malgré tout, elle peine à répondre à la demande.

Le Québec produit environ 5 % de sa truite qui est consommée ici. On sait que le marché, il y a un potentiel, souligne le copropriétaire de la ferme piscicole, Clément Roy. Il y a trois ans, l’entreprise a donc commencé à chercher à doubler sa capacité de production.

Clément Roy, copropriétaire de la ferme des Bobines, devant des bassins à poissons.

Clément Roy, copropriétaire de la ferme des Bobines, explique que la ferme est engagée dans un projet d'expansion de 5 millions $.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Son premier défi a été de convaincre le ministère de l’Environnement de la laisser aller de l’avant. Pour ce faire, un million de dollars a été investi dans une usine de filtration pour limiter les rejets de phosphore dans l'environnement.

On a démontré qu’on était capable de capter 90 % et plus du phosphore qui sort à l’affluent de la pisciculture. C’est un gain pour l’environnement, et nous, ultimement, ça nous a permis d’obtenir le permis pour 250 tonnes de production supplémentaire, explique Clément Roy.

L'entreprise a également investi au cours des deux dernières années pour la construction d'un nouveau bâtiment servant à abriter les œufs. En tout, ce sont 50 000 œufs par mois qui deviennent des alevins.

Des alevins dans un bassin.

L’entreprise a investi, entre 2020 et 2022, 1,7 million $ pour un nouveau bâtiment qui sert à abriter les œufs qui deviennent des alevins.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Dans ce nouveau bâtiment, 98 % de l'eau est recyclée. C’est comme un aquarium géant, si on veut. C’est la même eau qui est traitée. [...] Dans la dernière étape, l’eau est dégazée, on extrait le CO2, on réoxygène l’eau et elle retourne vers les poissons, précise M. Roy.

Diminuer le coût d'électricité pour le chauffage des bassins

La ferme piscicole souhaitait aussi, pour ce nouveau bâtiment, diminuer sa facture énergétique liée au contrôle de la température de l'eau des bassins, qui doit rester entre 8 et 12 °C selon le stade de croissance des poissons. Pour y arriver, une entreprise de Sherbrooke, Rackam, a donc proposé de combiner trois technologies, soit l'énergie solaire, la récupération de chaleur et les thermopompes.

Pour obtenir de l’eau chaude, on consomme très très peu d’énergie. [...] Si la ferme piscicole utilisait des bouilloires électriques pour chauffer son eau et obtenir la même quantité d’énergie, elle dépenserait environ 70 000 $ par année. Avec ce système-là, elle va dépenser aux environs de 10% de ça, souligne le président de Rackam, Mathieu Chagnon.

Tous ces investissements doivent permettre à la ferme des Bobines d'atteindre un volume annuel de 460 tonnes de poissons d'ici un an ou deux, tout en limitant ses coûts et son impact environnemental.

Avec les informations de Guylaine Charette

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