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Un refuge pour femmes affirme que l’inflation menace les repas servis

Omar Lyttle en train de cuisiner.

Le coordinateur de la cuisine, Omar Lyttle, explique que l'augmentation des coûts alimentaires signifie que le programme de cuisine du refuge pour femmes Cornerstone a dû faire preuve de créativité.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Le refuge pour femmes Cornerstone, à Ottawa, affirme que le coût des aliments a augmenté de 18 % depuis janvier.

Une réalité qui frappe de plein fouet son programme de services alimentaires, rendant plus difficile le service de repas nutritifs aux femmes qui viennent élire domicile dans le refuge pour fuir des situations difficiles.

Lundi, le coordinateur de la cuisine de Cornerstone, Omar Lyttle, a préparé le seul petit-déjeuner chaud qu'il servira aux résidents du refuge cette semaine – du bacon, du pain doré et une coupe de fruits.

Le refuge explique que le panier d’épicerie qu'il utilise habituellement a augmenté de 18 % depuis janvier, en raison de l'inflation. Résultat : les dépenses ont fini par excéder le budget repas de l’organisme, ce qui nuit aux efforts du refuge pour servir plus de repas chauds à ses résidents.

Les légumes, viandes et produits frais, tout ce qui est cultivé, c’est difficile à obtenir, explique M. Lyttle.

Le coordinateur de la cuisine prépare une variété de repas faits maison pour apporter réconfort et nutrition aux résidents de l'un des refuges de Cornerstone. Le refuge offre actuellement trois repas quotidiens et une collation en soirée à la centaine de personnes qui fréquentent ses deux installations.

Ce n'est pas moins de repas, mais nous devons faire preuve de créativité dans ce que nous faisons, déclare M. Lyttle.

Cela peut se traduire par l’ajout de bouillon de poulet à la sauce macaroni et fromage faite maison afin de l'étirer un peu plus.

1,50 $ en moins par résident et par jour

Les coûts les plus élevés pour certains articles, comme la laitue et le pain, signifient qu'il est plus difficile de préparer certains plats comme des sandwichs et des salades, selon Paul Skinner, responsable des services alimentaires du refuge.

Le prix du pain a presque doublé depuis janvier, relate Paul Skinner. Ça a vraiment un impact sur notre budget alimentaire, alors que nous n'avons pas un budget énorme au départ.

Paul Skinner pose dehors, en hiver.

Paul Skinner, directeur des services alimentaires au refuge pour femmes Cornerstone, affirme que l'inflation a réduit le programme de repas de son organisme de 1,50 $ par résidente par jour.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

M. Skinner explique qu'ils dépassent actuellement de 1,50 $ son budget prévu par résident et par jour. Selon lui, il n’y a aucun signe à l’horizon que les coûts vont finir par baisser, en particulier compte tenu des dépenses supplémentaires liées à l'importation de produits pendant l'hiver et aux surtaxes de carburant sur les livraisons.

Une récente étude de Santé publique Ottawa (SPO) révèle que le coût de l'alimentation d'une famille de quatre personnes dans la capitale a augmenté de plus de 20 % durant la pandémie, dépassant 1000 $ par mois pendant la pandémie. En 2019, ce coût était de 901 $.

Le rapport a également exposé que pour les personnes vivant du programme L’Ontario au travail ou du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, acheter des fruits et légumes frais peut conduire à s'endetter.

Le refuge Cornerstone s'est fixé un objectif de collecte de fonds de 40 000 $ pour Mardi, je donne, la journée nationale du don, dans le but de couvrir les coûts plus élevés du programme alimentaire et d'augmenter le nombre de repas chauds servis.

Avec les informations de Matthew Kupfer, de CBC News

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