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Premier budget Marchand : vert, prudent et dans la continuité de son prédécesseur

De gauche à droite, Chantal Pineault, Pierre-Luc Lachance, Bruno Marchand et Luc Monty, assis en conférence de presse.

D'ici 2028, la Ville de Québec va mettre 300 millions de dollars de côté pour faire face aux enjeux climatiques.

Photo : Radio-Canada / Louise Boisvert

La création d'un fonds pour répondre à la menace climatique envoie le message à la CAQ qu'elle devra contribuer elle aussi.

D'ici 2028, la Ville de Québec va mettre 300 millions de dollars de côté pour faire face aux enjeux climatiques. C'est peu quand on sait que les dix plus grandes villes de la province, dont fait partie la Ville de Québec, réclament au gouvernement de François Legault 2 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années pour s'y préparer.

Bruno Marchand se défend de vouloir tordre le bras au gouvernement, mais il veut donner le ton. Il croit que si la Ville met 300 millions de dollars de côté, le gouvernement devrait en mettre tout autant. La cible est ambitieuse, selon le maire, mais elle est réaliste.

Continuité

C'est probablement la grande nouveauté de son tout premier budget. Loin d'être en rupture avec l'administration précédente, cette initiative s'inscrit tout de même dans une forme de continuité.

Lors du dernier budget préparé par l'administration Labeaume et présenté par le nouveau maire Marchand, on mettait la table pour se préparer aux changements climatiques en basant le budget sur une nouvelle politique de développement durable. Le maire de Québec pèse aujourd'hui sur l'accélérateur en donnant l'exemple.

Pour le reste, l'exercice financier qui a été présenté lundi n'apporte pas de grands changements philosophiques. On est dans le même état d'esprit que sous l'administration Labeaume. Le cadre financier est reconduit. Les objectifs de ramener le ratio de la dette à 70 % des revenus d'ici 10 ans n'est pas plus ambitieux que ce qui s'est fait au cours des 10 dernières années, de l'aveu même du directeur général, Luc Monty. La Ville poursuit ses efforts sur la même lancée.

À première vue, il n'y a pas non plus de grands changements dans les projets à venir. Le tramway, l'entretien du réseau routier et le réseau de transport de la capitale vont accaparer plus de la moitié du budget d'investissement des dix prochaines années. Pas de surprise là non plus.

L'étude plus en détail du budget en comité plénier va peut-être permettre d'identifier certains projets qui sont reportés ou abandonnés. L'année 2023 devait en être une où les choix allaient être plus difficiles en raison de l'inflation sur les coûts des projets. Le maire Marchand est demeuré peu bavard sur ce point.

Source de revenus

La Ville se prive de 38 millions de dollars de revenus en plafonnant les impôts fonciers à 2,5 % l'an prochain. Ce qui a permis à l'administration Marchand de donner un peu d'air aux contribuables, c'est entre autres la bonne gestion de la Ville au cours des dernières années.

Le maire cherche néanmoins d'autres sources de revenus. La hausse des droits de mutation pour les transactions de 500 000 $ et plus va permettre d'aller chercher huit millions de dollars de plus l'an prochain.

Mais la mesure phare annoncée en campagne électorale municipale, l'an dernier, se fait toujours attendre. La redevance pour le projet de tramway, évaluée à quelque 300 millions de dollars, devrait être annoncée dans les prochains mois, après l'autorisation du gouvernement du Québec.

À l'origine, elle devait servir à financer la part de la Ville de Québec dans le projet. Le maire annonce plutôt qu'elle servira désormais à éponger les coûts excédentaires du projet dont les coûts finaux ne sont toujours pas connus.

Collaboration

Il y a un an, le mot collaboration était sur toutes les lèvres. L'équipe du maire Marchand était minoritaire à l'Hôtel de Ville. Québec forte et fière a réussi, sans trop de peine, à rallier les votes nécessaires pour faire adopter son budget avant les Fêtes.

Cette fois-ci, les oppositions se sont montrées plus critiques dans leurs réactions à chaud. La période d'étude du budget s'annonce plus animée.

Si les partis jouent le jeu et refusent de dire s'ils appuieront ou non le budget et le programme d'investissement, il est fort à parier que le résultat sera le même que l'an dernier.

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