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Groupe Sélection : le Fonds de solidarité FTQ « ne perdra pas d’argent », dit sa PDG

Janie C. Béïque.

Janie C. Béïque est la présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité FTQ.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La Presse canadienne

Le Fonds de solidarité « n'a pas peur de perdre de l'argent » en raison des difficultés de Groupe Sélection, assure la présidente et cheffe de la direction du fonds de travailleurs, Janie C. Béïque.

Le Fonds de solidarité est partenaire de l'exploitant de résidences pour aînés dans trois projets de développement immobilier.

C'est une dynamique qui est complètement différente [de celle des actionnaires ou des créanciers], explique-t-elle lors d'une mêlée de presse, lundi, en marge d'une allocution devant le Cercle canadien de Montréal.

Ce sont des projets qui sont très porteurs. S'ils ne sont pas là [Groupe Sélection], il y a quelqu'un d'autre qui va prendre leur place. On est très confiant.

Mme Béïque raconte que le Fonds a déjà pu constater que ces projets suscitaient de l'intérêt de la part des investisseurs. Déjà, le téléphone a sonné. Il y a des gens qui nous ont dit : "S'ils ne sont pas là, on va prendre leur place".

Groupe Sélection s'est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), le 14 novembre dernier. Ses banquiers, à qui l'entreprise doit 272 millions de dollars, affirment avoir perdu confiance en l'équipe de direction.

Les témoignages devant la Cour supérieure du Québec ont permis d'apprendre que l'entreprise s'était trouvée en situation de défaut de paiement auprès de partenaires, notamment le Fonds de solidarité FTQ, car elle était incapable d'honorer un appel de fonds de 1,8 million de dollars.

Le fonds FTQ aurait également versé 2 millions de dollars à Groupe Sélection à la condition que l'argent serve à rembourser certaines dettes. La société aurait plutôt empoché l'argent, selon la requête des prêteurs présentée devant le tribunal.

« On n'a pas peur de perdre notre argent. De la manière que c'est structuré, il y a quelqu'un d'autre qui va le remplacer. Alors, on ne perdra pas notre argent. Ce sont de très bons projets. »

— Une citation de  Janie C. Béïque, présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité FTQ

La Cour supérieure a confié au contrôleur des prêteurs, PricewaterhouseCoopers, le redressement financier de Groupe Sélection, qui souhaitait plutôt que l’opération soit menée par la firme FTI Consulting. Groupe Sélection compte porter cette décision en appel et réclame un sursis.

Deux objectifs

Au cours de son allocution, Mme Béïque a réitéré l'objectif, annoncé en juin dernier, que la part de son portefeuille liée au développement durable atteigne 12 milliards de dollars d'ici cinq ans. Au 31 mai, l'actif net du Fonds de solidarité était de 17,4 milliards.

Le fonds veut aussi convaincre 100 000 personnes sans régime de retraite ou avec un salaire de moins de 55 000 $ de contribuer au Fonds de solidarité FTQ d'ici cinq ans.

La dirigeante s'inquiète du sort des retraités au Québec qui sont plus pauvres que ceux des autres provinces. Le revenu moyen des aînés québécois est inférieur d'environ 9000 $ à celui de l'Ontario (40 000 $ comparativement à 49 000 $).

Des milliers de travailleurs qui n'épargnent pas suffisamment dans une société qui vieillit rapidement, c'est une bombe à retardement sociale et financière, a-t-elle précisé.

Le Fonds de solidarité doit présenter ses prochains résultats le 23 décembre pour la période qui comprend les mois de juin à novembre.

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