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La Ville de Trois-Rivières veut réduire son parc immobilier

La Ville de Trois-Rivières poursuit ses réflexions budgétaires. Radio-Canada a appris qu’un immeuble phare de l’ancienne Ville de Trois-Rivières-Ouest sera très bientôt loué et pourrait même passer à des intérêts privés au cours des prochains mois. Ce n’est d’ailleurs pas le seul immeuble qui pourrait changer de mains.

Il ne reste présentement que quelques meubles à l’intérieur du 500 côte Richelieu, un bâtiment de près de 14 000 pieds carrés. Ce qui était autrefois l’hôtel de ville du secteur ouest est devenu disponible après l’implantation du télétravail.

Actuellement, on est en écriture de baux pour la location avec option d’achat avec un client qui est très, très intéressé, confirme Éric Angers, le directeur de la gestion des eaux et des immeubles pour la Ville de Trois-Rivières.

Le parc immobilier de la Ville de Trois-Rivières est composé de 399 actifs. En soustrayant les monuments et les nombreux immeubles et abris utiles au traitement des eaux, il reste 189 bâtiments.

C’est deux fois et demie plus qu’à Terrebonne, une ville de 120 000 habitants citée comme municipalité comparable dans certains dossiers, dont celui de la rémunération des élus.

On a peut-être de 90 à 100 bâtiments qui sont très intéressants au niveau monétaire, ils ont une valeur d’au-dessus de 800 000 dollars. Les autres bâtiments, plus ça va, plus on réduit. On parle de 150 bâtiments environ qui ont une valeur de plus de 100 000 $, poursuit monsieur Angers.

Deux à trois bâtiments administratifs ont déjà été ciblés pour une possible vente. Le conseil municipal, appuyé par la direction de la gestion des immeubles, n’écarte aucune option.

L’idée c’est d’entretenir ce qu’on a, mais se départir de ce dont on a moins besoin. On économise sur l'entretien et l’immeuble, c’est de l’argent qui revient à la Ville pour autre chose, ajoute Pierre-Luc Fortin.

65 % du budget aux loisirs et au communautaire

Les immeubles dédiés aux loisirs et aux organismes communautaires représentent 65 % de la valeur du parc immobilier de la Ville. Si la tentation d’y mettre la hache est forte pour plusieurs élus, il faut tout de même prendre le temps d’en discuter, prévient monsieur Angers. Parce que ça implique des organismes et ça implique des citoyens, dit-il.

Le conseiller Luc Tremblay rappelle que la survie de nombreux organismes dépend de ces locaux. Il vaut mieux selon lui garder de la place à l'intérieur des 29 centres communautaires pour réagir aux imprévus à venir. Beaucoup d’organismes communautaires utilisaient les sous-sols d’église pour faire leur réunion ou leurs activités. Avec la vente des églises, ils n’ont plus d’endroit. Ils se tournent vers la Ville en disant :"Hey! hey! Trouvez-nous des endroits pour qu’on puisse quand même continuer nos activités".

Les élus consultés par Radio-Canada s'attendent à de longues discussions sur cette question à l'approche du prochain budget, mais aussi pour prévoir les orientations à venir de la Ville. L’équipe du maire Jean Lamarche a décliné notre demande d’entrevue.

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