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Des parents dénoncent un climat de violence dans une école primaire de La Tuque

Façade de l'École Centrale de La Tuque

L'École Centrale de La Tuque compte 325 élèves.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Radio-Canada

Des parents dont les enfants fréquentent l’École Centrale à La Tuque craignent de les y envoyer. Certains racontent que leurs petits reviennent à la maison en pleurant et que d’autres adoptent un langage ordurier.

Ce regroupement a publié une lettre ouverte la semaine dernière et affirme constater une série de problèmes. La violence, un manque de soutien au personnel, les retards dans le programme scolaire ainsi que le manque de communication ne sont que quelques exemples d’un problème majeur dans [l’]école.

Selon les parents, le problème touche plusieurs classes, il ne date pas d’hier. Ils affirment que ça dure depuis l’an dernier et ils souhaitent que la situation change dès maintenant.

Ils estiment que certains élèves indisciplinés nuisent à l’avancement de la majorité et que les professeurs n’ont pas de ressources pour en venir à bout.

Les chaises qui volent, des crises de colère parce que ça fait pas leur affaire, des mots violents [comme] "je vais te tuer, je vais t’étrangler", témoigne une mère.

C’est aussi inquiétant pour le personnel que pour les élèves. Parce que c’est le personnel qui subit toute cette violence-là, affirme une autre.

Une situation à évaluer

Le Centre de services scolaire de l’Énergie dit être au fait des problèmes de violence dans certains de ses établissements. Tout comme de la détresse psychologique vécue par certains élèves et employés.

Cependant, son directeur général, Denis Lemaire, est surpris que l'École Centrale soit confrontée à une telle problématique. Il croit qu’il ne faut pas stigmatiser certains enfants aux besoins particuliers. Il pense que ça peut être causé par une minorité d’élèves. Il rappelle que des classes spéciales ont été ajoutées dernièrement à La Tuque et il ne faut pas généraliser.

« Il ne faut pas tomber dans le populisme et le clivage, aussitôt qu'un élève qui a un besoin particulier, on le sort pis on l'envoie ailleurs. On n'est pas là du tout. Nous, on est là pour accompagner l'entièreté des élèves et je le répète, on est conscient que présentement au mois de novembre on a de la détresse psychologique chez les parents, chez le personnel, chez les élèves. »

— Une citation de  Denis Lemaire, directeur général du Centre de services scolaire de l’Énergie

La présidente du syndicat de l'enseignement de la Mauricie,Chantal Légaré, fait valoir que c'est important que nos enseignants soient en sécurité pour que tout le monde soit en sécurité. Les enseignants dans notre cas là, mais que tout le monde soit en sécurité dans l'école aussi.

Denis Lemaire ira à la rencontre du personnel de l’école dans les prochains jours. Il croit que le Centre de services scolaire peut en faire plus.

Radio-Canada a tenté de parler à des professeurs de l’école aujourd’hui. Cependant, ils ont tous refusé de commenter la situation, certains craignant de perdre leur emploi.

Avec les informations de Charles-Antoine Boulanger

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