•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le gouvernement manitobain veut à nouveau réduire les restrictions sur la vente d’alcool

Le gouvernement souhaite aussi modifier la taxe sur le cannabis.

Des verres de bières alignées sur un comptoir.

Le gouvernement du Manitoba propose un projet de loi pour assouplir ses lois concernant la vente d'alcool.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement du Manitoba tente à nouveau d'assouplir les restrictions sur les ventes d'alcool et veut aussi modifier la façon dont il taxe le cannabis.

Le gouvernement progressiste-conservateur a présenté lundi à l'Assemblée législative un projet de loi qui permettrait aux magasins de vin et aux vendeurs de bière privés d'offrir une gamme complète d'alcools.

Cette mesure les mettrait sur un pied d'égalité avec les magasins gérés par le gouvernement, qui offrent un guichet unique pour le vin, la bière et les alcools forts.

Nous savons que cela donnera plus de choix aux détaillants, mais aussi plus de choix aux consommateurs manitobains, souligne le ministre responsable de la Société manitobaine des alcools et des loteries, Andrew Smith.

Le projet de loi est semblable à celui qui a été présenté au printemps, mais qui n'a pas été adopté avant la fin de la dernière session législative.

Comme le précédent, le nouveau projet de loi permettrait également à la société d'État de faire du renforcement de la sécurité une condition à tout permis de vente élargie d'alcool.

Mais contrairement à celui du printemps, la nouvelle mouture n'ouvre pas la voie à un projet pilote où l'alcool pourrait être vendu dans certaines épiceries et certains dépanneurs.

Andrew Smith estime que cette idée nécessitait davantage de consultations.

L'association des hôteliers du Manitoba, qui représente les vendeurs de bière privés, accueille favorablement le droit de vendre une gamme plus large d'alcools, mais soulève des inquiétudes quant au coût du renforcement de la sécurité.

Quelles seront nos marges de profit? Si les marges se comparent à celles actuelles, plusieurs exploitants se demanderont s'ils veulent vraiment embarquer, affirme le président de l'association, Scott Jocelyn.

L'opposition néo-démocrate s'inquiète des pertes de ventes et d'emplois dans les points de ventes publiques si les emplacements privés venaient à faire plus de ventes.

Ce sont de bons emplois qui soutiennent les familles. Je pense que les Manitobains se sentent bien servis par notre système actuel, indique le porte-parole concernant les enjeux touchant Hydro-Manitoba, l'alcool et la loterie et les affaires francophones, Adrien Sala.

Andrew Smith croit que le changement pourrait profiter particulièrement aux Manitobains des régions rurales en étendant la vente de boissons alcoolisées et de vins dans 173 emplacements supplémentaires.

Des changements étudiés pour le cannabis

Le gouvernement a également présenté lundi un projet de loi visant à éliminer les frais de responsabilité sociale sur le cannabis.

Ces frais, qui représentent 6 % des revenus annuels des détaillants, seront éliminés le 1er janvier si la législation est adoptée.

Tout en annonçant la création du prélèvement en 2018, le gouvernement indiquait avoir besoin de percevoir cette taxe en raison des diverses implications de la légalisation du cannabis en matière de santé, de sécurité, d'éducation et d'application de la loi qui lui incombent directement.

La Cannabis Business Association of Manitoba exhortait la province à supprimer cette taxe. Selon l'association, la taxe représente un fardeau pour les détaillants qui éprouvent des problèmes financiers dans un marché concurrentiel.

Ainsi, le gouvernement vise à ajouter un pourcentage à la taxe d'accise fédérale sur le cannabis.

Une mesure qui, selon le ministre des Finances Cameron Friesen, n'aurait aucune incidence sur les recettes.

Toutes les autres provinces s'appuient actuellement sur la taxe d'accise fédérale. Le Manitoba s'est rendu compte que c'était la meilleure solution, ajoute M. Friesen.

Ce changement éviterait également au gouvernement provincial un litige puisque la Première Nation de Long Plain se bat contre les frais de responsabilité sociale devant les tribunaux.

Elle affirme que ces frais constituent une taxe provinciale qui ne peut être appliquée dans les communautés autochtones.

Avec les informations de La Presse canadienne et de Ian Froese

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...