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Procès de Claude Houde : la procureure de la Couronne visée par des propos malveillants

L'entrée d'une base l'hiver.

Le procès de Claude Houde se déroule à la base de Bagotville.

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Le procès du militaire Claude Houde, accusé d'agressions sexuelles pour une seconde fois en quelques mois, prend une tournure plutôt particulière. L'une des deux procureures de la Couronne pourrait se retirer de la cause parce que l'accusé a tenu des propos malveillants à son égard.

Lors de la 30e journée d’audience le jeudi 24 novembre, l'avocate militaire Élisabeth Baby-Cormier procédait au contre-interrogatoire de la conjointe de l'accusé. Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, Claude Houde a lancé à haute voix : J'espère que ça va mal aller avec son enfant, à l’égard de l'avocate qui est enceinte.

La procureure a protesté en répétant les propos de l'accusé devant le juge, ce qui a amené Claude Houde à s’excuser en disant que ses propos ont dépassé sa pensée.

La procureure Baby-Cormier envisage cependant de se retirer de la cause parce qu'elle craint pour sa sécurité. La Cour martiale confirmera mardi si la procureure se retire de la cause et les implications d'une telle décision.

Ce n'est pas la première fois que le ton monte lors de ce procès. À de multiples reprises, l'avocat de l'accusé, Me Jean-Marc Tremblay, a laissé entendre devant le juge Louis-Vincent d'Auteuil qu'il n'a pas la latitude voulue pour défendre adéquatement son client. Cela a obligé le juge à ramener les enjeux sur le fond du dossier.

Un portrait d'une personne.

Le militaire Claude Houde est accusé d'agressions sexuelles contre une membre des Forces armées canadiennes.

Photo : Facebook/Claude Houde

En l'absence du juge, l'avocat et l'accusé ont fréquemment critiqué les procédures à haute voix, en plus de blasphémer occasionnellement, sans que personne de la sécurité n'intervienne.

Ce sont donc des collègues de Claude Houde, des militaires du 3e Escadron de maintenance de Bagotville, qui assurent le décorum des procédures. Lorsqu'une Cour martiale est convoquée, il appartient au commandant de l'accusé de fournir le personnel requis pour les audiences.

Le caporal-chef Claude Houde est accusé d’agressions sexuelles contre une militaire en Roumanie et ici à Saguenay en 2018 et 2019. Il a aussi été reconnu coupable, en juin, d'accusations similaires contre une autre victime.

Enregistrement sonore

Radio-Canada a demandé copie de l’enregistrement sonore de la Cour martiale du 24 novembre. Les responsables des communications de la base de Bagotville ont fait savoir que la demande a été déposée au juge d’Auteuil. La Cour considérera la demande qui a été faite avec les parties dans le cadre de l’audition avant de prendre toute décision, précise la porte-parole Mélina Bélanger. Elle a ajouté que les médias ont le droit d’utiliser ces enregistrements pour préparer leurs reportages plus précis, mais sans avoir de conséquences sur les témoignages eux-mêmes concernant une instance en cours.

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