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S’aimer ben paquetée au théâtre de la Bordée

Une femme portant un manteau de fausse fourrure. Elle parle.

Reportage de Valérie Cloutier.

Photo : Nicola-Frank Vachon

L’auteure de Québec Cristina Moscini, maintenant établie en Mauricie, a commencé au début de la pandémie à nourrir un blogue sous le titre S’aimer ben paquetée. Elle y partage son parcours de l’alcoolisme jusqu’à la sobriété. Peu de temps après, le Théâtre de la Bordée lui a proposé d’adapter pour le théâtre ses textes marqués par l’authenticité.

Jusqu’au 16 décembre prochain, le public est convié à découvrir, en formule 5 à 7, la courte pièce S’aimer ben paquetée. Celle-ci est présentée à la salle de répétition du théâtre de la Bordée qui, depuis peu, accueille jusqu’à 80 spectateurs dans une ambiance intimiste. En effet, on y est très proche de la scène. Et cela sert bien le concept de cette production qui valorise l’interaction avec le public.

La comédienne a le visage tourné vers la lumière, vers le ciel.

«S'aimer ben paquetée» est une production théâtrale recommandée aux 16 ans et plus.

Photo : Nicola-Frank Vachon

L’actrice Ariel Charest interprète ce solo. C’est une première expérience pour moi d’être seule sur scène. C’est donc à la fois vertigineux et très emballant. [...] En même temps, c’est un texte qui est profondément touchant et je le sais qu'il va résonner chez tout le monde, ne serait-ce que pour soi-même ou pour quelqu’un que l’on connaît qui a des problèmes d’alcoolisme ou d’autres dépendances. Ainsi, je porte une parole qui est importante, et je le sais. Ça, ça me touche énormément, explique la comédienne.

La metteuse en scène a choisi de briser le quatrième mur pour favoriser l’empathie. Je trouvais très important que le lien avec le public soit tissé dès le début, justement parce que le propos peut être dur. Je trouvais ça important qu’il y ait une complicité entre la comédienne et le public. Et aussi parce que je pense que l’humour nous parvient plus facilement quand on est en contact direct avec les gens, de préciser Pascale Renaud-Hébert.

La protagoniste y parle de ses premiers contacts avec la boisson – malgré elle – dès l'âge du biberon, de la dépendance à l'alcool qu'elle a développée assez jeune, et de tout ce qui s'ensuivit. Cette autofiction aborde notamment les thèmes de l’autodestruction ainsi que du rapport aux autres et à soi.

On n’entend pas souvent cette parole-là. Ce sont des choses qu’on est étonné d’entendre et qui sont difficiles à recevoir. Mais en même temps, il y a beaucoup d’humour. Il y a beaucoup de moments qui sont dans l’humour et dans l’autodérision, et il y a beaucoup de lumière. C’est ça qui fait du bien, avec ce spectacle. C’est que malgré le propos qui est dur, la lumière qui en jaillit nous touche au cœur, précise la metteuse en scène.

Les 5 à 7 du Théâtre de la Bordée proposent aux spectateurs d’apprécier cette courte pièce, tout en prenant un verre (avec ou sans alcool) et en dégustant un léger goûter.

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