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Érosion côtière : l’opposition demande à Fredericton d’agir

Deux personnes sur la galerie d'une maison examinent les dégâts de l'érosion en contrebas. Des portions du terrain sont tombées sur la plage.

L'érosion menace plusieurs maisons sur la côte, dont celle-ci à Caraquet, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Shane Fowler

Radio-Canada

Les deux partis d’opposition à l’Assemblée législative estiment que le gouvernement conservateur de Blaine Higgs en fait trop peu pour faire face au problème d’érosion sur les côtes, et pour venir en aide aux personnes dont les maisons sont menacées, ou pourraient l’être.

« C’est clair et précis où les dangers sont. On le sait déjà. Maintenant, je pense qu’il faut agir. »

— Une citation de  Gilles LePage, député libéral de Restigouche-Ouest

Libéraux et verts croient que Fredericton devrait puiser dans le Fonds pour les changements climatiques, un fonds de 47 millions de dollars en 2022-2023, financé à même les revenus tirés de la taxe sur le carbone, pour s’attaquer au problème de l’érosion. Il pourrait s'agir de déménager des demeures menacées de s’effondrer, de renforcer les berges là où cela est possible, etc.

Gilles Lepage en entrevue à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, à Fredericton.

Gilles Lepage, député libéral dans Restigouche-Ouest, reproche au gouvernement conservateur de se traîner les pieds en ce qui a trait à l'érosion côtière.

Photo : Radio-Canada

Avec ce qu’on voit, qui est malheureux, c’est qu’avec tout l’argent de la taxe sur le carbone, il n’y a pas beaucoup d’argent qui est investi pour contrer l’érosion, déplore Gilles LePage, député libéral de Restigouche-Ouest.

L’opposition demande plus

La semaine dernière, le premier ministre assurait qu'un programme serait bientôt disponible pour ceux dont les demeures sont menacées par l'érosion. Blaine Higgs évoquait, entre autres, le Programme d'aide financière en cas de catastrophe, un programme fédéral-provincial, ainsi qu'un programme financé par la taxe sur le carbone.

Blaine Higgs.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, assure qu'une aide s'en vient pour ceux dont les maisons sont menacées par l'érosion.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Les partis d’opposition font remarquer que le Programme d’aide financière en cas de catastrophe ne s’applique pas à tous les cas, puisque tous les problèmes d’érosion ne surviennent pas après une catastrophe naturelle.

Il y a quand même de l’érosion qui se fait annuellement, et il faut absolument essayer de trouver une solution pour contrer ça, insiste Gilles LePage.

Libéraux et conservateurs insistent sur l’importance de prévoir du financement à même le Fonds pour les changements climatiques.

Le gouvernement doit s’assurer qu’une partie du Fonds pour les changements climatiques va payer les coûts d’acheter les maisons, ou relocaliser les maisons menacées par l’érosion. Ce n’est pas une catastrophe dans le court terme, c’est un processus qui se passe dans le long terme, rappelle le chef du Parti vert, David Coon.

David Coon.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, presse le gouvernement conservateur d'aider au plus vite ceux dont les maisons sont menacées par l'érosion.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

C’est une approche différente de celle privilégiée par Fredericton qui est réclamée.

L’idée est d’avoir le Fonds pour les changements climatiques afin de mettre en oeuvre les initiatives d’aider les transformations vers un système d’énergie renouvelable, pour aider les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises avec leurs difficultés à cause des conséquences des changements climatiques au Nouveau-Brunswick, comme les maisons qui menacées par l’érosion, soutient David Coon.

Un fonds qui aide le gouvernement

L’opposition reproche au gouvernement son utilisation d’un fonds de 47 millions de dollars.

Tous les projets financés par le Fonds pour les changements climatiques sont des projets de différents ministères, ou d’organismes publics comme Opportunité NB ou Énergie NB. Plusieurs de ces projets, comme le renouvellement de la flotte de véhicules, étaient financés auparavant à même les fonds des ministères.

Si on regarde dans la liste des projets, on pourrait même classifier certains projets comme étant de la routine de certains ministères, mais qu’on a pris l’argent du fonds sur la taxe sur le carbone pour justement financer certains projets, déplore Gilles Lepage.

« Le gouvernement principalement a utilisé le Fonds pour les changements climatiques pour les activités des ministères qui existent. »

— Une citation de  David Coon, chef du Parti vert

Le fait de se servir du Fonds pour les changements climatiques pour financer des dépenses qui étaient assumées par les ministères permet au gouvernement, estiment les partis d’opposition, de réaliser des économies.

Parmi les principaux projets financés par le fonds, on compte 8 millions de dollars pour le logement, ainsi que 6,5 millions pour les petits réacteurs nucléaires. Par comparaison, les projets liés à l’érosion ne récoltent que 2 millions de dollars.

L’an prochain, le Fonds pour les changements climatiques devrait bénéficier d’un budget deux fois plus élevé que celui de cette année, qui s’élève à 47 millions de dollars.

Il nous a été impossible d'obtenir une entrevue avec le ministre de l'Environnement et des gouvernements locaux, Gary Crossman.

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