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Cyberlundi : les PME néo-brunswickoises rappellent l’importance d’acheter local

Des personnes marchent dans un centre d'achats avec des sacs dans les mains.

Les commerçants invitent les clients à encourager l'achat local plutôt que se tourner vers les géants du commerce en ligne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Devant l’effervescence des rabais offerts par le Cyberlundi, des entrepreneurs veulent convaincre les consommateurs à se tourner plutôt vers les achats locaux et expliquent l’importance d’un tel geste envers l’économie locale.

La directrice générale de la Chambre de commerce de la région d’Edmundston, Cathy Pelletier, déteste les rabais en ligne du Cyberlundi.

On ne les aime pas du tout parce que nos marchands locaux ont besoin de ces achats-là dans leurs commerces, clame-t-elle.

L’approche des fêtes est en effet un temps crucial de l’année pour les entrepreneurs néo-brunswickois.

Or, avec l’inflation galopante, plusieurs consommateurs vont donc prioriser le prix le moins élevé, souvent en ligne.

Cathy Pelletier rétorque qu’il existe souvent des promotions dans les commerces locaux.

C’est de prendre la peine d’aller voir nos commerces et de dire c’est quoi vos besoins, dit-elle. Peut-être qu’il peut y avoir des plans ou des options qui s’offrent aux gens qui ont un peu plus de misère ou d’autres idées aussi. Mais il y a plein de promotions qui circulent aussi.

Une femme assise, souriant à la caméra

Cathy Pelletier, directrice générale de la Chambre de commerce d'Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Silberman

Cathy Pelletier croit aussi que prioriser l’expérience client dans un commerce a aussi sa valeur : notamment, l’expérience client y est plus personnalisée et le service après-vente plus simple.

Encourager les achats locaux, c’est encourager la communauté, clame-t-elle.

Quand il va y avoir des clubs de hockey ou des tournois dans la région où des événements qui vont se passer, ce n’est pas Amazon ou plein de sites d’achats [en ligne] qui vont donner ou redonner au niveau de la communauté locale. Il ne faut pas oublier ça, lance-t-elle.

Se réinventer pour survivre

À la chambre de commerce de Caraquet, on constate que les commerces locaux, surtout les PME, doivent réinventer la façon d’attirer la clientèle.

Il y a certains de nos entrepreneurs qui vont se diriger un petit peu vers le numérique pour essayer de combler la demande de notre clientèle, souligne la directrice générale de la Chambre de commerce et du tourisme du Grand Caraquet, Cheryl McGraw.

Il va y avoir des entrepreneurs qui vont essayer parfois de copier des gestes que certaines grandes franchises vont faire. Des fois, ils vont essayer de l’adapter un peu à leur commerce qui est plus local, plus petit, plus rural, peu importe.

Comme c'est le cas depuis plusieurs années, les petites et moyennes entreprises locales tentent de séduire les consommateurs, car plusieurs sont tentés par les achats en ligne pour leurs cadeaux de Noël.

Même son de cloche pour Cathy Pelletier. On est chanceux quand même qu’on aurait des commerçants qui se réinventent aussi puis qui vont ajuster leur corde à leur arc au niveau de la vente en ligne, dit-elle.

Bémol, cette approche virtuelle n’est pas à la portée de tous : On n’est pas tous des professionnels dans le numérique, rappelle Cheryl McGraw.

Malgré tout, tout n’est pas encore perdu pour les entreprises locales. À l’approche des fêtes, la course aux cadeaux de Noël se fait aussi dans les commerces néo-brunswickois.

Ça augure bien, les gens se déplacent beaucoup dans les centres commerciaux, dans les magasins aussi, confirme Cathy Pelletier.

On voit quand même qu’il y a 30 % du budget canadien qui est remis, justement, dans nos PME, ajoute Cheryl McGraw. Donc, on voit l’intérêt, justement, de la population à contribuer eux aussi à l’économie locale.

Le Vendredi fou 2022 bat des records

Si les PME ici comme ailleurs continuent leur bataille contre les géants du commerce en ligne, la tendance du magasinage sur Internet est plus ancrée que jamais.

Lors du Vendredi fou 2022, la plateforme Shopify a établi des ventes records de 3,36 milliards de dollars américains. C’est une augmentation de 17 % par rapport à il y a un an.

L’application Shopify  sur un téléphone

Les principales catégories de produits vendus étaient les vêtements et les accessoires, suivis de la santé et de la beauté, et de la maison et du jardin.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Lors des pics de ventes, l’entreprise indique que les commerçants ont réalisé un total de 3,5 millions de dollars américains de ventes par minute.

Les pays — et les villes — à partir desquels les acheteurs ont fait les ventes les plus importantes ont été les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada.

Shopify fournit des outils de commerce électronique pour les entreprises dans plus de 175 pays.

Avec les informations de Mario Mercier, de l’émission la matinale et de la Presse canadienne

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