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Michelle O’Bonsawin, une « fière Abénakise » à la Cour suprême du Canada

Une femme portant un uniforme de juge à la Cour suprême du Canada.

Michelle O’Bonsawin est la première juge autochtone à être nommée à la Cour suprême du Canada.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Ismaël Houdassine

C’est aujourd’hui à Ottawa qu’a eu lieu la cérémonie d’accueil de la nouvelle juge à la Cour suprême du Canada, Michelle O’Bonsawin. La première juge autochtone à siéger au plus haut tribunal du pays s’est dite « honorée » par la fonction tout en rappelant son parcours difficile pour y arriver.

J’ai osé rêver en grand et grâce à la détermination et l’appui d’un groupe dynamique, j’ai atteint mon objectif d’être juge de la Cour suprême du Canada, a lancé Michelle O’Bonsawin en début de discours.

La nouvelle juge, qui occupe, depuis le 1er septembre dernier, le siège laissé vacant par le départ à la retraite du juge Michael Moldaver, a indiqué que son arrivée dans l’enceinte n’a pas été un cheminement facile.

Mais il a été significatif, a-t-elle précisé. Je rejoins de grands juristes qui m’ont précédée, comme la juge Bertha Wilson, Claire L'Heureux-Dubé ou Rosalie Silberman Abella. Elles m’ont toutes inspirée à vouloir siéger à la plus grande cour du Canada.

Ne pas abandonner ses projets

Elle a à son tour appelé les jeunes femmes à suivre leurs rêves sans jamais abandonner. Je crois fermement que si l'on a un objectif et qu’on travaille d’arrache-pied, on peut réaliser ses rêves. J’ai commis des erreurs. J’ai appris énormément de mes erreurs et je me suis toujours relevée pour continuer d’avancer.

Native de Hanmer, en Ontario, proche de Sudbury, Michelle O’Bonsawin est une Franco-Ontarienne membre abénakise de la communauté autochtone d’Odanak au Québec, d’où est originaire sa famille. Elle appartient au clan de la Tortue. Je veux remercier ma Première Nation d’Odanak et le chef régional Ghislain Picard de leurs appuis, a-t-elle souligné.

Mme O’Bonsawin détient un baccalauréat de l’Université Laurentienne, un baccalauréat en droit de l’Université d’Ottawa, une maîtrise en droit de l'Osgoode Hall Law School et un doctorat en droit de l’Université d’Ottawa.

« Je suis fière d’être une Abénakise d’Odanak, votre support a été primordial à mon succès et à mon identité. »

— Une citation de  Michelle O’Bonsawin, juge à la Cour suprême du Canada

Le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé en août dernier la nomination de Michelle O’Bonsawin à la Cour suprême du Canada, créant ainsi un précédent historique. L’avocate devenait la première voix autochtone à la Cour suprême, ce que n’a pas manqué de rappeler le juge en chef, Richard Wagner, durant la cérémonie.

Une femme prononce un discours.

La juge Michelle O'Bonsawin a essuyé une larme en prononçant son discours lors de sa cérémonie d'accueil à la Cour suprême du Canada.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Mme O’Bonsawin, qui siégeait à la Cour supérieure de justice de l’Ontario depuis 2017, a également tenu à exprimer sa gratitude à ses anciens collègues à la magistrature, amis et proches, notamment sa grand-mère, Jacqueline, qui a eu une immense influence dans son existence.

Elle était une femme très moderne et m’a montré comment être une femme confiante et indépendante sans compromettre mes valeurs, a-t-elle raconté.

En remerciant ses deux enfants et son mari Pierre, la juge n’a pas pu cacher son émotion. Les larmes aux yeux, elle a remercié celui qui partage sa vie depuis 25 ans.

Il a toujours été mon plus grand admirateur et ma plus grande force. Il m’a donné les meilleurs conseils tout au long de ma carrière. Quand j’étais découragée, Pierre m’a toujours dit que j’étais capable.

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