•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COP15 : les services de police prêts à faire face à toute forme de menace

Des policiers portant des combinaisons et des masques discutent entre eux.

Des policiers de la GRC munis de combinaisons de protection pour faire face à une menace d'origine chimique.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Les corps policiers du Groupe intégré de sécurité (GIS) sont prêts à intervenir pour tout type de situation durant la COP15, même pour les scénarios catastrophes de menace d'attentat chimique, biologique, radiologique ou encore nucléaire.

Selon nos informations, le GIS, qui réunit la Gendarmerie royale du Canada (GRC), la Sûreté du Québec (SQ) et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), vient tout juste de finaliser la rédaction de son plan d'intervention de calibre mondial de type CBRN (pour chimique, biologique, radiologique, nucléaire).

Conformément aux normes de sécurité actuelles, ce type de plan d’intervention est requis pour certains grands événements internationaux, dont les rassemblements sous l’égide de l’ONU. Toutefois, il est rare que le SPVM ait dû déployer un dispositif de sécurité d’une telle ampleur dans la métropole québécoise, qui a pourtant l'habitude de recevoir des événements internationaux.

La dernière fois remonterait à la première réunion de l'Assemblée générale des membres du Conseil mondial de l'eau, en 1997, qui s'était tenue à Montréal dans le cadre du neuvième Congrès mondial de l'eau de l'IWRA.

« Lors de tout événement majeur, un protocole de CBRNE fait partie intégral du plan opérationnel du groupe intégré de sécurité. Dans ce cas, l’équipe CBRNE sera mobilisée au besoin. »

— Une citation de  Tasha Adams, caporal à la Gendarmerie royale du Canada

L'occasion est parfaite pour le SPVM, la SQ et la GRC de démontrer que la police au Canada est de classe mondiale, nous dit-on.

Bien que la menace d'une bombe sale soit plus qu'hypothétique à ce stade-ci des préparatifs, le GIS n'a exclu aucun scénario en raison du contexte sociopolitique mondial tendu, a-t-on indiqué.

La 15e édition de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique doit réunir jusqu'à 15 000 participants. Le GIS doit assurer leur sécurité pendant toute la durée de l'événement, du 7 au 19 décembre.

Aucun dirigeant d'État n'a cependant prévu venir à Montréal. Seul un faible nombre de dignitaires auront droit au protocole de sécurité sous escorte policière, selon nos informations.

Plusieurs scénarios élaborés

Dans ce plan d'intervention extrême, il est prévu de dicter la marche à suivre aux répondants de première ligne si des participants à la COP15 devaient être en contact avec une matière dangereuse.

Où les envoie-t-on en isolement? Où les soigne-t-on? Vers quel centre hospitalier sont-ils dirigés? Quel est le rôle de Santé Canada dans ce protocole? Que faire si des manifestants aux abords du Palais des congrès sont aussi exposés à des matières dangereuses?

Le plan doit répondre à toutes ces questions qui pourraient devenir sources de désorganisation, si rien n'est établi clairement à l'avance. D'autant plus que les urgences des hôpitaux débordent partout dans le Grand Montréal, à l'heure actuelle.

Des gens regardent un discours sur un écran.

La COP 15, présidée par la Chine, se déroule en territoire canadien dans un contexte sociopolitique mondial tendu.

Photo : AFP

Dans l'un des scénarios élaborés, si le Palais des congrès devait être évacué d'urgence, la police aurait dressé une liste d'immeubles dans un rayon de 2 km ou moins pour abriter les personnes évacuées.

À titre d'exemple, l'ancienne tour de Radio-Canada maintenant vacante, située à 2 km du Palais des congrès, boulevard René-Lévesque, pourrait servir d'abri à des milliers de personnes en cas d'attentat.

Rappelons que l’intérieur du Palais des congrès, qui deviendra une zone internationale, sera sous la responsabilité du Département de la sûreté et de la sécurité des Nations unies.

Tout immeuble désigné par la police peut donc servir à mettre en sécurité les participants et les dignitaires étrangers dans la zone bleue, sous la responsabilité de l'ONU.

Illustration d'un

Les policiers entrent en scène

Dès mardi, tous les policiers retenus pour assurer l'encadrement de la COP15 entament une formation.

Toujours selon nos informations, les objectifs de recrutement ont été atteints au SPVM ainsi que chez ses partenaires à la GRC et à la SQ.

Les responsabilités et les secteurs assignés leur seront dévoilés au cours des prochaines heures. Des simulations sont prévues dans les prochains jours pour les préparer à agir.

À titre d'exemple, les escouades canines de la GRC et de la SQ seront sur le terrain vendredi afin de fouiller tous les véhicules utilisés pour transporter les dignitaires.

Cinq policiers en équipement lourd autour du camion

Des centaines de policiers entament mardi leur formation pour assurer la sécurité durant la COP15.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Des manifestations sont déjà prévues au lever du rideau, le 7 décembre prochain, par des groupes de protestataires qui s'opposent à la tenue de la COP15 au Canada.

Pour encadrer ces manifestations, le SPVM a déjà annoncé qu'il va bénéficier de renforts provenant de la SQ et des services de police de Québec, de Longueuil, de Laval et de Gatineau.

Reste à voir maintenant quel sera le niveau de tolérance des policiers si les tensions montent rapidement dans les rues du centre-ville de Montréal.

Le SPVM n'a pas voulu commenter nos informations.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...