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Pavillon Richelieu : une gestionnaire aurait eu accès aux boîtes courriel de six employés

L'extérieur du Pavillon Richelieu en hiver.

Des informations concernant le Pavillon Richelieu sont au centre d'un litige entre le CISSS de la Côte-Nord et l'APTS. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

Une gestionnaire du Pavillon Richelieu à Baie-Comeau soutient devant un tribunal d’arbitrage qu’elle aurait eu accès aux boîtes courriel de six salariés qui auraient été soupçonnés, par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, d’avoir transmis des informations à un média.

Le CISSS de la Côte-Nord et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) se sont retrouvés lundi pour la troisième fois devant l'avocat Jean-Yves Brière, qui agit à titre d'arbitre indépendant. L'objectif est de tenter de régler un litige au sujet d'informations qui auraient été transmises à une journaliste du Devoir par des employés.

Le CISSS et le syndicat ont chacun déposé un grief l'un contre l'autre.

Selon le CISSS, des faits rapportés en lien avec le Pavillon Richelieu dans un article du journal Le Devoir publié en mars 2021 seraient confidentiels, erronés et auraient nui aux relations avec différentes communautés autochtones.

Pour sa part, l'APTS dénonce le comportement de l'employeur qu'il juge abusif et qui porterait atteinte à la liberté d'expression des employés.

Le Pavillon Richelieu est un centre de réadaptation pour les jeunes de la DPJ à Baie-Comeau.

À la suite de la sortie médiatique, l’employeur aurait notamment consulté des courriels d’employés pour identifier les sources du Devoir, selon le syndicat.

Témoignage de la gestionnaire du Pavillon Richelieu

Une gestionnaire du Pavillon Richelieu, Marie-Josée Dufour, a témoigné lundi.

Interrogée par l’avocate qui représente l’APTS, Marie-Josée Dufour a soutenu, devant l’arbitre, avoir envoyé un courriel le 23 mars 2021 à la direction des ressources informationnelles du CISSS pour vérifier des courriels qui auraient été échangés entre six salariés du CISSS et la journaliste du Devoir. Elle aurait également demandé d’avoir accès à la boîte courriel des six salariés.

Marie-Josée Dufour aurait eu accès aux six boîtes courriel avant même la publication de l’article du Devoir.

Mme Dufour a relaté que c’est à la suite d’une entrevue avec la journaliste du Devoir qu’elle aurait demandé l’accès aux boîtes courriel, puisque des informations confidentielles se trouvaient dans les questions de la journaliste.

« Il y avait des éléments qui, pour nous, étaient de nature confidentielle. C’est à ce moment-là qu'on a décidé d’aller voir qui donnait nos informations confidentielles. »

— Une citation de  Marie-Josée Dufour, gestionnaire du Pavillon Richelieu

La gestionnaire a affirmé qu’aucun nom d’usagers du Pavillon Richelieu n’aurait été communiqué dans l’entrevue, mais que les éléments abordés par la journaliste lui auraient permis de deviner de quels usagers il s’agissait.

Le chef de service et officier de sécurité pour le CISSS de la Côte-Nord, Denis Lepage, a également témoigné lundi après-midi. Il a expliqué avoir donné accès aux boîtes courriel pour des raisons de violation de la confidentialité de la part d'employés.

Protection des sources

Dans le cadre des audiences devant l'arbitre indépendant, le syndicat dit s’opposer à ce que l’employeur fasse témoigner les salariés. L'APTS souhaite ainsi protéger les sources journalistiques.

Les interrogatoires se poursuivront lors de la prochaine séance d'arbitrage lundi prochain.

M. Brière rendra sa décision dans les prochains mois.

En parallèle, le syndicat des employés du Pavillon Richelieu, l'APTS, réclame une enquête indépendante sur le climat et les relations de travail au centre, à la suite de la suspension de six éducatrices dans la dernière année.

Avec la collaboration de Camille Lacroix

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