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22 joueurs de hockey mineur à l’Île-du-Prince-Édouard suspendus depuis un an

Une partie de hockey se joue dans un aréna de Charlottetown. Le gardien s'apprête à arrêter un tir.

75 % des plaintes traitées par Hockey Î.-P.-É. concernent des commentaires sur la race ou l'orientation sexuelle.

Photo : Julien Lecacheur

Vingt-deux joueurs ont été suspendus à l'Île-du-Prince-Édouard depuis qu'une règle de Hockey Canada sur la discrimination est en vigueur.

Je pense qu'on a un problème à l'Île-du-Prince-Édouard, dit le directeur général de Hockey Î.-P.-É., Connor Cameron.

Vingt-six plaintes contre des joueurs ont été formulée et 75 % d'entre elles concernant des commentaires sur l'orientation sexuelle ou l'origine ethnique.

M. Cameron n'est pas étonné par ces chiffres. Le responsable aimerait que les gens soient plus gentils entre eux, que ce soit sur la glace ou en dehors.

Il espère que la nouvelle règle 11.4 de Hockey Canada, qui concerne la discrimination, aidera à changer la culture du jeu sur l'île.

Connor Cameron, directeur général de Hockey Île-du-Prince-Édouard.

Connor Cameron, directeur général de Hockey Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

La suspension minimale en vertu de cette règle, mise en place pour la saison 2021-2022, est de cinq matchs.

Des incidents à répétition

La réputation du hockey à l'Île-du-Prince-Édouard est ternie en raison de plusieurs incidents. L'année dernière, un jeune joueur noir des Hawks d'Halifax, Mark Connors, avait été la cible d'injures racistes lors d'un match à l'le.

L'affaire avait fait réagir jusqu'au premier ministre Dennis King, qui avait dit que ce type de comportements ne pouvaient être tolérés.

Les écoliers de l'école Saint-Augustin, à Rustico, avaient témoigné leur appui au jeune joueur en organisant un événement en son honneur et en lui écrivant des lettres.

Des enfants dans une salle de classe écoutent un adolescent qui leur parle par téléconférence.

Mark Connors a pris le temps de communiquer avec les écoliers de l'Île-du-Prince-Édouard qui lui ont témoigné leur soutien.

Photo : Gracieuseté Julie Gagnon

Le comité disciplinaire de Hockey Î.-P.-É. avait ensuite suspendu cinq joueurs de hockey mineur pour une durée de 25 matchs.

Plus récemment, à l'approche du tournoi de hockey mineur Early Bird, à Charlottetown, une initiative visait à s'assurer du respect mutuel entre les joueurs et les spectateurs. Chaque équipe avait un surveillant bénévole pour veiller à la sécurité et au respect tant sur la glace qu’à l’extérieur.

Mais une bagarre a éclaté, provoquant là encore des réactions et une enquête de la police de Charlottetown.

Pas facile d'inverser la tendance

Une centaine d'entrevues ont été menées dans le cadre des 26 plaintes déposées en un an. Quatre-vingt-cinq pour cent des joueurs concernés ont été suspendus, un signal clair pour Connor Cameron : Il n'est certainement pas facile d'aller à l'encontre de la tendance et de faire comprendre à nos membres que ce genre de choses n'est plus accepté, si tant est qu'il ne l'ait jamais été. Mais nous essayons.

Selon le responsable, la nouvelle règle permet de mesurer ce qui se passe sur la glace, les types d'infractions, les groupes d'âge concernés, etc.

Extrait de la nouvelle règle 11.4 de Hockey Canada sur la discrimination

Tout joueur, gardien de but ou officiel d’équipe qui se livre à des injures, à des insultes ou à de l’intimidation de nature discriminatoire se verra imposer une punition d’inconduite grossière. Les motifs de nature discriminatoire comprennent notamment :

- la race, l’origine nationale ou ethnique, la couleur de la peau ou la langue parlée;

- la religion, la foi ou les convictions;

- l’âge;

- le sexe, l’orientation sexuelle, ou l’identité ou l’expression de genre;

- l’état matrimonial ou le statut familial;

- les caractéristiques génétiques;

- un handicap.

L’arbitre doit dénoncer la personne fautive en remplissant une déclaration détaillée de l’incident et en la présentant au délégué compétent du membre ou de la ligue.

Grâce à ce processus, j'espère que nous pourrons changer la façon dont le hockey mineur est géré en le rendant plus inclusif et plus diversifié, confie-t-il.

Connor Cameron ne souhaite pas s'attarder sur le chiffre de 26 plaintes, non représentatif de la réalité, selon lui.

« Je pense que nous serions stupides de penser que chaque problème nous a été signalé. »

— Une citation de  Connor Cameron, directeur général de Hockey Île-du-Prince-Édouard

Ce qui vous empêche de dormir la nuit n'est pas forcément le numéro qui est sur la page, ce sont ceux dont vous n'êtes pas au courant, poursuit-il.

Il s'attend à ce que davantage de cas fassent l'objet d'une enquête cette saison.

Avec des informations de CBC

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