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La pêche à la mouche attire de nouveaux adeptes

Deux hommes, dont un qui tient une canne à pêche à la main, conversent.

Deux amateurs de pêche à la mouche discutent ensemble.

Photo : Radio-Canada

Le salon de pêche à la mouche de Trois-Rivières a renoué avec son public après une pause forcée de deux ans en raison de la pandémie. Les exposants tout comme les pêcheurs témoignent d’un virage dans le secteur de la pêche à la mouche dans les dernières années.

On dirait que la pêche à la mouche s’est démocratisée. C’est quelque chose qui semblait inaccessible [mais] c’est devenu vraiment une activité de plein air, croit Philippe Charon, instructeur de pêche, et cofondateur de l’entreprise de pêche à la mouche, Caudale.

Son collègue, Karl Béliveau, abonde dans le même sens. Selon lui, la pêche attire de plus en plus les jeunes et les femmes. C’était beaucoup pour les baby-boomers qui prenaient leur retraite. Mais on s’est rendu compte qu’il y a de plus en plus de jeunes qui viennent, des 35 ans et moins, pour suivre des cours [de pêche à la mouche], dit-il.

Selon Marie-Ève Cournoyer, cofondatrice de l’entreprise La pêche est belle, de plus en plus de femmes s’intéressent à cette activité. Sa compagnie met sur pied des retraites de pêche conçues spécialement pour les groupes de femmes. Les premières fois qu’on a fait des salons, il y avait vraiment peu de femmes. Là, on se rend compte que, aujourd’hui, hier, on a eu pratiquement le triple de femmes qui sont venues à notre kiosque. Donc pour nous, c’est une fierté que la communauté puisse s’agrandir, se réjouit-elle.

Plusieurs exposants présents au salon estiment aussi que la pandémie de COVID-19 a offert un nouveau souffle à la communauté de pêcheurs à la mouche.

Depuis quelques années, la pêche à la mouche a vraiment pris un essor. Puis avec la pandémie, on dirait que les gens voulaient sortir dehors , explique Francis Valiquette, ambassadeur pour l’entreprise d’équipement de pêche Guideline.

Plus de 1000 visiteurs

Le salon de la pêche à la mouche de Trois-Rivières a offert aux visiteurs des ateliers de technique de pêche dans un bassin d'eau intérieur, en plus des dizaines de kiosques où des commerçants vendaient leurs produits. Selon les organisateurs, plus de 1000 personnes ont franchi les portes du salon, qui se tenait à la Bâtisse industrielle, au courant de la fin de semaine.

Pour plusieurs visiteurs présents au salon, la passion pour la pêche se transmet de génération en génération. C’est un ami, il y a 10 ans, qui m’a initié à la pêche à la mouche. Et évidemment, j’ai eu la piqûre assez rapidement, donc j’ai transmis cette passion-là à mon garçon le plus jeune, Mathieu , a affirmé Gino Ouellet, aux côtés de son fils.

Mathieu Ouellet, 16 ans, souligne que plusieurs de ses amis pratiquent, comme lui, la pêche à la mouche.

La pêche à la mouche est vraiment en train de rentrer dans le groupe, petit à petit. Et ça s’applique à toutes les espèces, c’est vraiment accessible. On a du monde de partout sur Internet, maintenant l’information est vraiment facile à aller chercher. C’est en train de se développer, et je trouve que c’est une bonne affaire , a raconté le jeune homme.

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