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Après la disette pandémique, les aéroports albertains connaissent un décollage turbulent

Tant à Edmonton qu'à Calgary, les revenus augmentent, mais les profits se font attendre.

Un passager passe devant une fenêtre derrière laquelle se trouvent un avion de WestJet et un appareil d'Air Canada à l'Aéroport international de Calgary (YYC), en Alberta, le mercredi 31 août 2022.

Malgré la reprise, les aéroports internationaux de Calgary et d'Edmonton ne s'attendent pas à enregistrer de profits cette année.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada

Les deux principaux aéroports de l’Alberta renouent avec l’achalandage et réembauchent les employés mis à pied après deux années marquées par la disette pandémique de l’industrie aérienne.

Avec les restrictions sanitaires et la réduction des déplacements en raison de la COVID-19, le trafic aérien s’était effondré, ce qui avait forcé les autorités aéroportuaires de Calgary et d’Edmonton à licencier du personnel pour diminuer leurs dépenses d’exploitation.

Les choses reviennent à la normale et les gens voyagent de nouveau, explique Steve Maybe, vice-président à l'exploitation, aux infrastructures et aux communications de l’Aéroport international d’Edmonton (YEG).

Au plus fort de la pandémie, l’aéroport a été contraint de se départir d’environ 30 % des quelque 300 travailleurs qu’il comptait à la fin de 2019, note-t-il. On en a réembauché quelques-uns dans le processus de relance, ajoute M. Maybe.

L’Aéroport international de Calgary (YYC) a dû faire des choix semblables, confirme son vice-président commercial et directeur des finances, Rob Palmer. Il ajoute qu’environ la moitié des employés mis à pied ont déjà été réembauchés.

Quand la pénurie de main-d’œuvre mine la relance

Les restaurants et les autres commerces qui servent les voyageurs ont également recommencé à embaucher.

La pénurie de main-d’œuvre reste toutefois un problème important puisque de nombreux employés de l’industrie aérienne, de même que des employés de la restauration, ont été mis à pied et sont allés travailler sous d’autres cieux.

Outre les difficultés d’embauche, Steve Maybe rappelle que beaucoup de nouveaux employés peu expérimentés font aujourd’hui leur possible pour apprendre rapidement. À mesure que l’industrie se relève, les passagers reviennent, parfois plus rapidement que la vitesse à laquelle se développe l’efficacité du système, explique-t-il.

Pour tenter de faciliter la vie des passagers et de pallier certaines lacunes, les autorités aéroportuaires de Calgary et d’Edmonton ont récemment ajouté un système de file d’attente numérique aux points de contrôle.

Hausse des revenus, pas des profits

Tant à Calgary qu’à Edmonton, la relance de l’industrie aérienne et le retour des passagers s’accompagnent d’une croissance soutenue des revenus, mais ni l’un ni l’autre de ces deux aéroports ne s’attend à enregistrer des profits cette année. On va perdre de l’argent, souligne Rob Palmer.

L’inflation et l’augmentation générale des coûts d’exploitation s’allient aux dettes accumulées depuis le début de la pandémie pour entraîner l’évaporation des revenus encaissés.

Malgré cela, les responsables des deux aéroports voient l’avenir avec optimisme. Nous espérons avoir tourné la page [sur la disette pandémique] et nous sommes de retour à la croissance d’avant la pandémie, précise M. Palmer.

Avec les informations de Stephen Cook

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