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La guignolée des médias friande de dons en pleine période d’inflation

Un automobiliste donne de l'argent à un bénévole dans le cadre de la guignolée des médias.

Un employé de Radio-Canada récolte des dons lors de la guignolée des médias à Montreal (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Avec l'augmentation des prix, les grands réseaux d'aide alimentaire comme La guignolée des médias font appel à la générosité des donateurs pour répondre à une demande croissante qui s'accentuera davantage à l'approche des fêtes de fin d'année.

L'initiative caritative née en 2001 se déroulera jusqu'au 31 décembre partout au Québec, avec la traditionnelle collecte de rue prévue le 1er décembre. À Montréal et dans ses environs, 75 points de récolte seront animés ce jour-là par quelque 1000 bénévoles des médias qui solliciteront des dons en argent aux abords des routes.

La pâtissière Lindsay Brun, animatrice à Télé-Québec et porte-parole de l'événement, rappelle l'importance des dons financiers, comme ceux en denrées et en biens de première nécessité – brosses à dents et produits hygiéniques, entre autres.

Les épiceries Provigo et Maxi, partenaires de l'initiative, centralisent les dons matériels des clients jusqu'à la fin de l'année. Les aides financières peuvent se verser en ligne sur le site Internet guignolee.ca, ou encore par texto en écrivant NOEL au 20222 pour un don de 10 $.

Alors qu'une récession se profile à l'horizon économique de 2023, la campagne d'aide aux populations les plus vulnérables questionne aussi sur l'efficacité des politiques gouvernementales actuelles, quand plus de 600 000 Québécois ont recours aux banques alimentaires chaque mois.

Précarité accrue

Selon le Bilan-Faim 2022 publié par les Banques alimentaires du Québec en octobre, la demande au Québec a augmenté de 9 % par rapport à 2021 et de 33 % en comparaison à 2019.

Contre toute attente, elle concerne notamment des gens qui travaillent à temps plein, relève Janie Houle, psychologue communautaire et titulaire de la Chaire de recherche sur la réduction des inégalités sociales de santé de l’UQAM.

En entrevue à l'émission D'abord l'info, sur ICI RDI, Mme Houle rappelle l'importance de hausser le salaire minimum dont la dernière augmentation à 14,25 $ de l'heure, en mai dernier, a été jugée irresponsable et insultante par le Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Le Bilan-Faim 2022 indique aussi que 60 % des demandes pour les services de paniers de provisions proviennent de ménages dont la source principale de revenus est l'aide sociale, une pension de vieillesse ou l'assurance-emploi.

Pour Mme Houle, c'est bien la preuve que les prestations sociales demeurent trop faibles. Il faudrait des mesures plus structurelles, soutient-elle, en citant comme exemple la mise en œuvre, dès janvier 2023, du Programme de revenu de base.

Il doit offrir un revenu garanti de 1138 $ par mois pour les bénéficiaires ayant des contraintes à l’emploi sévères et de longue durée. Seul bémol: il faut attendre au moins cinq ans et demi pour s'en prévaloir, 66 mois de long purgatoire, dénonce Mme Houle.

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