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Le plan de logement provincial pourrait avoir des « conséquences imprévues majeures »

Des unités de logement en construction.

Des experts ont identifié 21 lacunes dans le plan de logement du gouvernement Ford.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Radio-Canada

Les experts en planification des villes de l'Ontario avertissent que le projet de loi 23 sur le logement pourrait avoir des « conséquences imprévues majeures » s'il est adopté dans son état actuel.

Les commissaires à l'aménagement de l'Ontario réclament donc le droit d’être entendus avant que le gouvernement Ford ne finalise son plan de logement, qui prévoit de construire 1,5 million de nouvelles maisons en 10 ans.

Ils affirment dans un rapport publié cette semaine qu'ils ont identifié 21 grandes lacunes dans le plan de logement, et que la résolution de ces problèmes devrait être au cœur du projet de loi 23.

Le président du groupe, Thom Hunt, pense que le plan du gouvernement est louable, mais il estime toutefois que les planificateurs de toute la province devraient faire partie du processus.

Ce que nous voulons dire dans notre rapport, c'est que si vous voulez y arriver, nous devrons combler certaines de ces lacunes que nous avons identifiées, a-t-il déclaré.

Le rapport des planificateurs souligne les problèmes liés à la construction et au financement de la croissance, au délai de la construction de logements abordables, et à la collaboration entre le gouvernement, les promoteurs et les municipalités.

Parmi les lacunes identifiées dans le rapport se trouve la question des gels sur les frais de développement accordés aux constructeurs. Car, sans ces frais, les communautés auront du mal à construire des égouts, des trottoirs et des routes qui desservent les nouvelles maisons, explique le président des commissaires à l'aménagement de l’Ontario.

Certains affirment même que la suppression ou le gel de certaines redevances d'aménagements coûteront des milliards aux municipalités de l'Ontario, et que d’autres clauses du projet mettent en péril la protection de l'environnement et les propriétés patrimoniales.

M. Hunt dit que si l'avis des planificateurs est pris en compte par la province, ils peuvent aider à résoudre ces problèmes et mettre en place des objectifs réalisables dans le cadre du plan de logement.

Collaborons là-dessus, nous n'allons pas y parvenir en un an, n'est-ce pas? 10 ans, c'est un bon objectif, a-t-il déclaré.

À Toronto, cette semaine, les conseillers municipaux ont adopté une motion demandant à la province de modifier la législation et de suspendre le projet de loi jusqu'à la fin janvier, afin que le gouvernement puisse consulter le public, envisager des alternatives et analyser leurs effets.

Un porte-parole du ministre des Affaires municipales, Steve Clark, a déclaré que la province devait aller de l'avant avec le projet de loi 23 pour résoudre la crise du logement en Ontario.

Avec les informations de Shawn Jeffords de CBC

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