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Une nouvelle sculpture à l’Université de Brandon dédiée à la vérité et à la réconciliation

Des personnes réunies autour d'une sculpture devant un bâtiment.

La sculpture « Healing Together » ou Guérir Ensemble, attire l'attention sur une communauté unie autour de la vérité et de la réconciliation.

Photo : Radio-Canada / Chelsea Kemp

Radio-Canada

L'Université de Brandon accueille une nouvelle sculpture appelée Healing Together (Guérir ensemble) afin de promouvoir la vérité et de réconciliation dans la deuxième plus grande ville du Manitoba.

Le conseiller autochtone du président de l'Université de Brandon, Chris Lagimodiere, explique que la sculpture vient s'ajouter aux autres initiatives sur le campus dédiées à la réconciliation.

Il décrit la sculpture comme faisant partie d'un mouvement plus large visant à favoriser une communauté unie.

Nous voulons que la réconciliation imprègne tous les espaces, qu'elle ne soit pas centralisée dans un seul bureau, a souligné M. Lagimodiere. Nous voulions que les gens réfléchissent à ce qu'elle  [la sculpture] signifie et à leur engagement envers la réconciliation sur le campus.

Selon M. Lagimodiere, l’Université a la responsabilité  d'aider à soutenir les initiatives de réconciliation, car elle joue un rôle important dans la communauté au sens large.

Un traducteur d'émotions

L'artiste cri Kevin McKenzie, originaire de la Première Nation Cowassess du Traité 4, a dirigé l'équipe qui a conçu l'œuvre qui sera illuminée la nuit en face du Healthy Living Centre sur l'avenue Louise, sur l'un des sentiers les plus fréquentés de l'Université. 

Lorsqu'on m'a demandé de concevoir la sculpture, toute une gamme d'émotions a surgi, a indiqué Kevin McKenzie.

Kevin McKenzie à côté d'une sculpture.

L'artiste cri Kevin McKenzie a dirigé l'équipe de conception de la sculpture.

Photo : Radio-Canada / Chelsea Kemp

Il souligne, entre autres, avoir notamment pensé aux expériences de son père qui a fréquenté le pensionnat pour Autochtones de Lebret en Saskatchewan. Même s'il est décédé lorsque M. McKenzie avait 17 ans, l'artiste affirme que les enseignements de son père ont joué un rôle important dans ses recherches à l'Université.

Il y a bien longtemps qu'il est décédé […] Ce sont toutes sortes de souvenirs refoulés que j'ai dû faire remonter.

L’artiste explique avoir aussi pensé aussi aux traumatismes vécus par sa grand-mère décédée il y a deux ans à l’âge de 102 ans et dont les frères et sœurs ont fréquenté des pensionnats pour Autochtones.

Pendant la phase de conception de la sculpture, M. McKenzie a travaillé avec une variété de personnes de Brandon pour mieux comprendre comment ils interprétaient le modèle. 

Les réponses qu’ils a reçues indiquent, entre autres, une blessure, une blessure d'accouchement, une constellation ou une rivière.

L’artiste croit que cela lui a montré les différentes interprétations que les gens peuvent avoir de la réconciliation.

Selon Barb Blind, gardienne du savoir anishinaabe à l'Université de Brandon, les gens verront la sculpture tous les jours, et cela leur rappellera que la réconciliation est une action quotidienne.

C'est un bon moment pour faire savoir à tout le monde que la réconciliation est tous les jours, pas seulement une semaine ou un jour, a insisté Bard Blind. 

Avec les informations de Chelsea Kemp

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