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Pharmaciens : des changements bien accueillis, mais qui nécessiteront des ajustements

Une pharmacienne debout derrière son comptoir en train de taper sur un clavier à l'ordinateur et de regarder un écran. Elle porte un masque chirurgical.

Depuis ces dernières semaines, les gens sont plus nombreux qu'avant à se procurer des boîtes de tests rapides de dépistage de la COVID-19 dans les pharmacies.

Photo : Radio-Canada

Dès 2023, les pharmaciens québécois pourront offrir des consultations et des suivis médicaux pour les personnes souffrant de douleurs chroniques, d'asthme ou de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Une nouvelle bien accueillie dans le milieu des pharmaciens, mais il faudra toutefois que la clientèle s'ajuste.

Auparavant, c'était les médecins et les infirmières qui s'occupaient des consultations et des suivis en lien avec ces trois types de maux. Le Conseil du Trésor a entériné cette semaine une entente avec l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires qui élargit leur champ de compétence, et bonifie leur rémunération.

Pour la population, je pense que c'est positif. Ça donne un meilleur accès aux soins et une meilleure collaboration entre les professionnels, explique Bertrand Bolduc, président de l'Ordre des pharmaciens du Québec.

Selon lui, la nouvelle entente permettra de dégager du temps pour les médecins généralistes, et d'offrir un meilleur suivi en pharmacie.

Toutefois, pour que le tout fonctionne adéquatement, il faudra que la clientèle prenne l'habitude de prendre des rendez-vous en pharmacie, selon lui. Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre, il peut parfois s'avérer difficile de servir les clients qui se présentent sans préavis.

Prendre rendez-vous, idéalement en semaine parce que la fin de semaine, c'est difficile, dit-il.

Peu de changements

Pour la pharmacienne Camille Dupuis-Brousseau, propriétaire à Saint-Romuald, l'entente entre Québec et les pharmaciens propriétaires change peu de choses.

Camille Dupuis-Brousseau, vêtue d’un sarrau, se tient debout, les bras croisés, devant le comptoir des prescriptions d’une pharmacie.

La pharmacienne Camille Dupuis-Brousseau affirme que plusieurs pharmaciens offraient déjà les consultations et suivis mentionnés dans l'entente entre Québec et l'Association de pharmaciens propriétaires.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Comme pharmacien, on a la responsabilité de s’assurer de la sécurité, de l’efficacité des médicaments qu’on sert. C’est donc déjà des suivis qu’on faisait un peu d’emblée, souligne-t-elle.

Elle considère que ces nouvelles autorisations donnent plus d’autonomie aux pharmaciens pour vraiment prendre en charge la pathologie dans son ensemble.

Elle précise que les pharmaciens ne sont pas habilités à prescrire de nouveaux traitements. Le diagnostic est un acte réservé aux médecins, rappelle-t-elle.

Camille Dupuis-Brousseau constate qu’avec la hausse du nombre de patients orphelins, les prises en charge et suivis en officine augmente en conséquence. De quoi craindre une surcharge de travail? Tout est question d’organisation, répond-elle.

Avec la collaboration de Magalie Masson, Louis-Simon Lapointe et Vincent Pichard

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