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La politologue canadienne Caroline Andrew est décédée

Caroline Andrew, professeure au Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa.

Caroline Andrew, professeure au Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La politologue Caroline Andrew, ancienne professeure à l’Université d’Ottawa et francophile impliquée au sein de la communauté franco-ontarienne d'Ottawa, est décédée.

L’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa a annoncé samedi sur les réseaux sociaux la mort de Mme Andrew, qui y a travaillé comme professeure émérite pendant de nombreuses années.

Caroline Andrew a commencé sa carrière à l’Université d’Ottawa en 1971, où elle a été chercheuse et membre du corps professoral. Elle a agi à titre de présidente du Groupe de travail sur le respect et l’égalité de l’Université d’Ottawa.

Elle a œuvré à titre de doyenne de la Faculté des sciences sociales, qui chapeaute l’École d’études politiques de l'Université, de 1997 à 2005. Par la suite, Mme Andrew a été la directrice du Centre d’études en gouvernance de l’Université d’Ottawa de 2008 à 2018.

Lors de sa carrière, Caroline Andrew a également brisé un plafond de verre en devenant la première femme à présider l'Association canadienne de science politique.

Caroline Andrew en entrevue pour Radio-Canada sur le campus de l'Université d'Ottawa.

Caroline Andrew a accordé bon nombre d'entrevues en français à Radio-Canada, commentant des sujets liés à la politique et au bilinguisme dans les institutions politiques canadiennes (archives).

Photo : Radio-Canada

Cette politologue respectée a été la lauréate de plusieurs prix et distinctions, notamment l’Ordre du Canada en 2014.

Originaire de la Colombie-Britannique, où elle a grandi en anglais, Caroline Andrew était une alliée francophile impliquée dans la région de la capitale fédérale.

Elle a accordé bon nombre d’entrevues à Radio-Canada, notamment à ICI Ottawa-Gatineau, sur plusieurs sujets, par exemple la politique municipale et provinciale, de même que le bilinguisme dans les institutions politiques.

Selon l’Université d’Ottawa, Mme Andrew a été active au sein de l’Association française des municipalités de l’Ontario en plus d’avoir été membre et vice-présidente du comité consultatif sur les services en français de la Ville d’Ottawa au début des années 2000.

Une grande humanité

Anne Gilbert, codirectrice du livre La ville inclusive. Dans les pas de Caroline Andrew, garde d'elle un souvenir impérissable.

C'est une chercheuse, pas comme une chercheuse universitaire. Mais une chercheuse engagée. C'était une femme qui faisait la recherche pour faire changer le monde autour d'elle. Elle avait toujours une volonté d'action. Elle choisissait ses objets, parce qu'elle savait que des connaissances sur certaines questions allaient permettre à des groupes de mieux faire leur place dans la ville, témoigne Mme Gilbert.

Pour Guy Chiasson, codirecteur de l'ouvrage La ville inclusive. Dans les pas de Caroline Andrew, dont le lancement était prévu le 5 décembre prochain, la politologue faisait preuve d’une grande humanité qui a inspiré sa façon de faire de la science [politique, NDLR], d’être une professeure.

Guy Chiasson accorde une entrevue à la caméra à l'extérieur de l'UQO en hiver.

Guy Chiasson, professeur de science politique et développement régional à l’Université du Québec en Outaouais (UQO)

Photo : Radio-Canada

Il y a un moment où la science politique était beaucoup intéressée par les débats constitutionnels, les élections, les grandes institutions politiques... Caroline s'intéressait à la Ville, explique celui qui enseigne la science politique à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

« Elle était très près des gens. Et dans les villes, elle s'intéressait à des acteurs qui étaient un peu plus marginaux : les femmes, les immigrants, les classes ouvrières. »

— Une citation de  Guy Chiasson, codirecteur de La ville inclusive. Dans les pas de Caroline Andrew

Guy Chiasson se souvient de Caroline Andrew comme une femme qui s’impliquait beaucoup dans les organismes communautaires, notamment dans la Basse-Ville d’Ottawa, où elle résidait sans voiture.

Selon lui, ce choix de Mme Andrew était en quelque sorte une critique de la ville – la ville qui exclut ceux qui ont moins de moyens, qui n'ont pas de voiture, etc. – mais aussi un projet, effectivement, d'une ville qui inclut tous ces acteurs-là.

Avec les informations de Daniel Bouchard

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