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Amos convertit son éclairage de rue aux luminaires DEL

Des électriciens dans une nacelle.

Des électriciens procèdent au remplacement d'un luminaire à vapeur de sodium haute pression par un luminaire au DEL, sur la 2e Avenue Ouest, à Amos.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

La Ville d’Amos procède actuellement à la conversion de son éclairage de rue.

Plus de 1100 luminaires à vapeur de sodium haute pression seront remplacés par des lampes DEL d’ici la fin de l‘année dans le cadre de la première phase du projet, qui touche plus de 90 % de son réseau d’éclairage de rue.

Pour ce faire, Amos profite d’un programme d’achat de groupe avec le Fédération québécoise des municipalités. L’entreprise Énergère a obtenu le contrat pour réaliser les travaux clé-en-main, qui l’a confié à l’entrepreneur électricien local DL & Associés. Elle rejoint sept autres municipalités de la région, dont Rouyn-Noranda, La Sarre et Macamic.

Un électricien montre un luminaire DEL avant de l'installer.

L'électricien Gérald Bolduc, de DL & Associés, montre ici à quoi ressemble un luminaire DEL avant son installation.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

On a fait faire des études d’opportunités chez nous et c’était intéressant. Nous sommes donc allés de l’avant. On a beaucoup de sortes de luminaires, parce qu'il existe différents types de wattages ou d’éclairages. Par exemple, il y a des luminaires qui éclairent plus loin avec un faisceau plus étroit, d’autres que c’est l’inverse. Donc, dépendamment des emplacements, s’il s’agit d’une intersection ou d’une rue, ils font les calculs nécessaires de photométrie et font les changements, explique Vincent St-Georges, directeur du Service de l’électricité à la Ville d’Amos.

Un retour sur cinq ans

La Ville investit un peu plus de 400 000 $ dans cette première phase. Elle économisera 27 700 $ en énergie et 45 184 $ en frais d’entretien par année, en plus de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 18,5 tonnes équivalent CO2. Le retour sur investissement est prévu dans cinq ans. Les luminaires ont une durée de vie moyenne de 25 ans.

Une carte montrant le réseau d'éclairage d'Amos.

Cette carte sur le site web d'Énergère permet de voir le réseau d'éclairage de rue qui en voie d'être converti sur le territoire d'Amos.

Photo : Énergère

« L’économie d’énergie est le premier aspect. On a à peu près la moitié de ces luminaires qui sont sur le réseau d’Hydro-Québec et l’autre moitié sur le réseau de la Ville. »

— Une citation de  Vincent St-Georges, directeur du Service de l’électricité à la Ville d’Amos

Les économies sont plus importantes du côté d’Hydro-Québec, parce que ça nous coûte plus cher de leur côté que pour nous de s'autoalimenter, mais en bout de ligne, c’est sûr qu’il y a un avantage. De toute façon, les luminaires au sodium sont en voie de disparition, les pièces coûtent de plus en plus cher, on n’a pas intérêt à garder ça, fait valoir M. St-Georges.

Un éclairage à 3000 kelvins

La Ville d’Amos procédait déjà à la conversion graduelle de son éclairage public vers le DEL depuis environ 10 ans. Si, au départ, elle installait des luminaires DEL de 4000 kelvins (K), elle a choisi cette fois-ci un éclairage plus chaud à 3000 K, qui pose moins de risques pour la santé.

Un électricien, dans une nacelle, retire un luminaire dans le haut d'un poteau.

Un électricien d'affaire à retirer un luminaire conventionnel à vapeur de sodium haute pression.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Avec 3000 kelvins, on se rapproche plus du sodium (2100 K). C’est ce qu’on installe dans la conversion actuelle. On avait commencé avec des luminaires à 4000 kelvins, mais là, on les remplace par des 3000 kelvins et on les utilise plutôt pour éclairer des sentiers, des parcs et des patinoires. Il faut aussi savoir que c’est un éclairage très dirigé, contrairement à celui au sodium, qui avait tendance à avoir une lumière qui se dissipait un peu partout. Avec le DEL, la lumière est vraiment comme un cône, ce qui réduit la pollution lumineuse, indique Vincent St-Georges.

Environ les deux tiers du réseau d’éclairage de rue ont été convertis à ce jour. Les travaux doivent se terminer d’ici la fin de l’année. La phase 2, qui comporte quelque centaines de luminaires, notamment sur la 4e Avenue Est, la 4e Rue Est et la 6e Rue Ouest, est prévue en 2023.

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