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Langues officielles : Blaine Higgs ne dit pas s’il irait jusqu’à congédier Daniel Allain

Blaine Higgs affirme qu'il est hypothétique de dire que Daniel Allain pourrait voter contre un projet de loi.

Blaine Higgs hausse les épaules et fait un sourire en coin pendant une mêlée de presse.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick, vendredi à Fredericton.

Photo : CBC / Jacques Poitras

Radio-Canada

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs a refusé, vendredi, de dire si l'Acadien le plus haut placé de son Cabinet risquait ses fonctions, s’il s’opposait au gouvernement dans des dossiers touchant aux droits des francophones.

Ces derniers jours, Daniel Allain, député progressiste-conservateur de Moncton-Est et ministre des Gouvernements locaux, a fait savoir au premier ministre et exprimé publiquement son soutien envers les politiques linguistiques en vigueur dans la seule province officiellement bilingue du Canada.

Membre du comité ad hoc qui révise actuellement la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick, Daniel Allain a aussi affirmé qu’il voterait, au besoin, contre des propositions avec lesquelles il n’est pas d’accord.

Le premier ministre Blaine Higgs a indiqué, vendredi à Fredericton, qu’il était juste et raisonnable que Daniel Allain, en tant que francophone, s’exprime publiquement sur la question.

Il a dit être heureux que Daniel Allain ne soit pas du genre à se lever et partir, mais n’a pas dit s’il irait ou non jusqu’à l’éjecter de son Cabinet s’il votait contre certaines propositions.

Daniel Allain assis dans son bureau.

Daniel Allain dans son bureau de Fredericton, jeudi.

Photo : Radio-Canada

Le premier ministre a cependant reproché aux médias de lui soumettre des scénarios hypothétiques. On traversera ce pont quand on sera rendu, leur a-t-il déclaré.

Je ne crois pas que ce sera un problème, a ajouté Blaine Higgs, qui affirme que le comité saura en arriver à des solutions acceptables pour tous, sans que l’un de ses membres ait besoin de faire dissidence.

Blaine Higgs a récemment affirmé que les deux régies de santé de la province — Vitalité pour le système francophone et Horizon pour le système anglophone — ne seraient pas fusionnées. Il n'a toutefois pas exclu de former un seul conseil d'administration pour les deux.

Bruce Fitch, habillé d’un complet veston et avec un drapeau du Canada derrière lui, a l’air dans la lune.

Bruce Fitch, ministre de la Santé au Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC

Vendredi, le ministre de la Santé, Bruce Fitch, n'a pas démenti cette possibilité. Nous n'avons pas pris de décision encore, a-t-il dit. Il y a plusieurs options. Je suis certain que tout le monde a son opinion. Ce n'est pas une discussion à avoir aujourd'hui.

Bruce Fitch s’est limité à dire qu’il appuyait le droit de Daniel Allain d’exprimer publiquement ses opinions sur les langues officielles.

Interrogés sur la même chose, les ministres Dorothy Shephard et Mike Holland n’ont pas désiré commenter.

Isabelle Thériault regarde à sa droite pendant une mêlée de presse.

Isabelle Thériault, députée libérale de Caraquet, vendredi à Fredericton.

Photo : CBC / Jacques Poitras

Ça arrive un peu tard, a dit vendredi la députée libérale de Caraquet, Isabelle Thériault, au sujet des déclarations de Daniel Allain.

Elle juge qu’il ne va pas assez loin et rappelle que M. Allain ne s’offusque pas de la présence sur le comité de Kris Austin, qui a ouvertement exprimé des positions hostiles à l'égard du bilinguisme officiel.

Kevin Arseneau écoute une question durant une mêlée de presse. Il est entouré de micros et d'enregistreuses.

Kevin Arseneau, député du Parti vert dans Kent-Nord, vendredi à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Kevin Arseneau, député du Parti vert dans Kent-Nord et ancien président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), ne doute pas de la sincérité de Daniel Allain, mais croit qu’il est sorti de l’ombre un peu à reculons.

Je ne doute pas des intentions de Daniel, mais je ne pense pas que les langues officielles soient son cheval de bataille, a déclaré vendredi le député Arseneau. Il y a des limites à ce qu'il pouvait dire sans se faire mettre à la porte.

D’après le reportage de Jacques Poitras, CBC

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