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Jeff Callaway promet de ne plus se présenter en politique si son amende est annulée

Jeffrey Callaway.

Jeff Callaway s'était présenté dans la course à la chefferie conservatrice unie en 2017.

Photo : Radio-Canada

L’ex-candidat à la chefferie conservatrice unie Jeff Callaway promet de ne plus se présenter en politique si la cour annule son amende de 70 000 $, imposée par le commissaire aux élections de l'Alberta, en 2019. Il affirme ne pas être en mesure de la payer.

Jeff Callaway s’était présenté dans la course dans le but d’aider Jason Kenney à l’emporter, en attaquant son adversaire principal, Brian Jean. Ils se sont entendus pour que Jeff Callaway abandonne la course à un moment préétabli, encourageant ses partisans à appuyer Jason Kenney. Ce stratagème a été qualifié de campagne kamikaze à l'époque.

Le commissaire aux élections de l’Alberta a imposé 70 000 $ d’amende à Jeff Callaway deux ans plus tard, après qu'une plainte eut été déposée. Il l’a notamment condamné pour avoir comploté avec l’homme d’affaires Robyn Lore dans le but de contourner la limite de contributions, qui était alors de 4000 $ par année.

Jeff Callaway a accepté un don de 60 000 $ de sa part, ce qui violait la loi électorale. Cet argent a été réparti entre des proches et des clients de Jeff Callaway, qui ont par la suite fait un don à la campagne de Jeff Callaway. Ils ont tous été mis à l’amende aussi.

Une enquête inéquitable, selon Jeff Callaway

L’avocat de Jeff Callaway, Hardeep Sangha, affirme que le commissaire aux élections a commis des erreurs durant son enquête, en 2019, tirant des conclusions déraisonnables trop rapidement. Il affirme notamment qu’il n’a pas donné assez de temps à Jeff Callaway pour répondre à ses requêtes.

Hardeep Sangha ajoute qu'une campagne kamikaze n'est pas illégale et ne contrevient pas à la loi électorale. Selon lui, les amendes infligées sont déraisonnables et punitives, et le processus devrait être d’autant plus équitable que les amendes sont élevées.

L’avocate du commissaire aux élections, Paula Hale, a répliqué que le processus devrait toujours être équitable, peu importe le montant de l’amende. Elle rappelle que la cour a déjà statué, dans d’autres demandes de révision judiciaires liées au même dossier, que le commissaire avait agi équitablement.

La juge Janice Ashcroft a pris la décision en délibéré.

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