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Deux questions par semaine pour le PQ : Joël Arseneau est déçu mais déterminé

Joël Arseneau en point de presse.

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau (archives)

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Déçu de l’entente intervenue sur la reconnaissance de son parti à l’Assemblée nationale à quelques jours du début de la nouvelle législature, le péquiste Joël Arseneau promet de faire preuve de résilience et de détermination comme ses collègues Pascal Bérubé et le chef Paul St-Pierre Plamondon.

Suivant cette entente, le Parti québécois (PQ) pourra poser deux questions par semaine à l’Assemblée nationale, alors qu’il demandait une question par jour. En comparaison, Québec solidaire pourra en poser trois par jour.

Le PQ, qui n'a fait élire que trois députés, a tout de même recueilli 14,6 % du vote populaire et devancé le Parti libéral du Québec (PLQ), qui forme l'opposition officielle avec 14,3 % du vote recueilli et 21 députés (désormais 19).

Également, le Parti québécois voit son budget passer de 490 000 $ à 575 000 $. Le PQ souhaitait pouvoir disposer d'un budget annuel minimal de fonctionnement de 800 000 $.

Le parti aura droit à un siège d’observateur au Bureau de l’Assemblée nationale, sans droit de vote, au lieu d’en être totalement absent.

L'Hôtel du Parlement à Québec.

La rentrée parlementaire à l'Assemblée nationale du Québec aura lieu le mardi 29 novembre.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Selon le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, le Parti québécois s'est retrouvé isolé devant les trois autres partis dans les négociations qui ont mené à cette entente. Les péquistes n'ont pas eu le choix d'accepter ce qui leur était offert.

On n'a pas obtenu ce qu'on souhaitait, malheureusement, commente-t-il. On ne nous donne pas le pourcentage qu'on représente au sein de l'opposition, tant pour le temps de parole accordé aux différents partis politiques d'opposition que sur le plan financier.

« On s'est aperçus en début de semaine qu’il y avait une entente qui circulait entre les autres partis, qui auraient pu nous exclure de toute reconnaissance. »

— Une citation de  Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine

C'est la raison pour laquelle on a dû régler un peu à reculons avec une entente pas satisfaisante mais qui nous permet malgré tout une reconnaissance minimale, un budget minimal, ajoute le député.

Joël Arseneau indique par ailleurs que les péquistes promettent de trouver des moyens pour représenter comme il se doit les 600 000 personnes qui les ont appuyés aux dernières élections.

On va jouer notre rôle à la hauteur de nos ambitions, promet-il. Ce n'est pas parce que les autres partis ne nous donnent pas les pleins moyens d'agir qu'on ne va pas les trouver autrement, de façon agile et efficace, pour pouvoir continuer notre travail et être à la hauteur.

Pour combler une partie du manque à gagner dans le budget accordé en vertu de cette entente, le Parti québécois lance une campagne de financement auprès de ses membres pour aller chercher 120 000 $. Cet argent permettra d'embaucher deux personnes supplémentaires dans l'équipe parlementaire, ce que Joël Arsenal et ses collègues considèrent comme un minimum vital.

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