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14 fermes contaminées en une semaine par la grippe aviaire en Colombie-Britannique

Des poules dans un poulailler.

Les fermes infectées se trouvent à Abbotsford, à Chilliwack et dans le district de Kent. (Archives)

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

L’Agence canadienne d'inspection des aliments indique que deux nouvelles fermes avicoles commerciales de la vallée du Fraser ont été déclarées infectées par la grippe aviaire jeudi, ce qui porte à 14 le nombre de fermes infectées en une semaine en Colombie-Britannique.

Ces fermes se trouvent à Abbotsford, à Chilliwack et dans le district de Kent. L'agence souligne que rien ne prouve que le fait de manger un poulet cuit ou des œufs peut transmettre le virus aux humains.

Chaque fois qu’une ferme est touchée, l’impact sur les éleveurs est considérable, déplore Jean-Pierre Vaillancourt, professeur titulaire à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, membre du Centre de recherche en infectiologie porcine et avicole.

Il suffit qu’il y ait un oiseau positif et on doit tout éliminer sur le site de production. C'est comme d'essayer d’enlever [tout] ce qui pourrait brûler [à cause d'] un feu, explique-t-il.

Et même après cela, le virus est toujours présent dans l'environnement du lieu de production, ajoute-t-il.

« Les éleveurs doivent faire une décontamination. C’est pratiquement à la brosse à dents. Ça coûte très cher et ça prend beaucoup de temps. »

— Une citation de  Jean-Pierre Vaillancourt, professeur titulaire, faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal

Du jamais vu

La souche de grippe aviaire qui se propage actuellement est hautement pathogène, et le virus touche non seulement les oiseaux, mais aussi les mammifères, comme l'explique Jean-Pierre Vaillancourt : Du sud de la Floride jusqu’au nord de l’Alaska, on retrouve le virus dans l’environnement, et c’est ça qui est problématique.

On suit les influences aviaires hautement pathogènes depuis 1959, et ce qu’on a présentement, c’est du jamais vu, ajoute le chercheur.

Cette propagation est attribuée à la venue d'oiseaux migrateurs, notamment d'oies européennes qui ne se rendaient jamais au Canada auparavant, explique-t-il. Lorsque les oiseaux sont [atteints de cette souche pathogène], ils vont sécréter le virus 1000 fois plus que [dans le cas de] certaines autres influenzas aviaires, ce qui facilite la propagation du virus dans l'environnement.

Avant, ça arrivait de façon saisonnière, mais maintenant, on se retrouve avec des foyers [même] en dehors des saisons, déplore Jean-Pierre Vaillancourt.

Avec des informations de l'émission Phare Ouest

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