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La mobilité durable entre Québec et Lévis au cœur d’un cours à l’Université Laval

Des voitures circulent sur le pont Pierre-Laporte en hiver

Pendant la campagne électorale provinciale de cet automne, les questions de mobilité dans la Capitale-Nationale sont souvent revenues dans les débats entre les candidats

Photo : Radio-Canada

Dans le cadre d’un cours à la maîtrise en aménagement du territoire et du développement régional, des étudiants de l’Université Laval ont choisi de se pencher sur la mobilité dans la grande région de Québec.

Il y a quelques semaines, Radio-Canada a contacté Dominic Villeneuve, professeur à l’École supérieure d’aménagement du territoire et de développement régional de l’Université Laval, pour obtenir son avis d’expert, dans le cadre d’un reportage sur le transport à Québec.

Attendez, je vous mets sur le haut-parleur, mes étudiants et moi en parlons justement, s’est-il exclamé.

Ces étudiants, nous sommes allés à leur rencontre. Ils en sont tous à leur dernière année de maîtrise en aménagement du territoire et du développement régional, une formation qui les mènera à la profession d’urbaniste.

C’est dans le cadre de leur projet de recherche final qu’ils ont choisi de se pencher sur la mobilité durable dans la Grande région de Québec, et sur le rôle que le fleuve Saint-Laurent pourrait jouer pour faciliter les déplacements.

Chaque semaine jusqu’en avril, ils se réunissent pour en discuter, et comparent les avis de différents experts sur le sujet.

On va aller examiner dans tout cela : c’est quoi les vrais besoins? C’est quoi la mobilité qui se réalise au quotidien dans notre région? Sur cette base-là, ils vont pouvoir proposer des solutions. On va évaluer la pertinence de ce qui est sur la table.

Cinq personnes autour d'une table carrée dans une salle de classe en train de discuter. Certaines ont des ordinateurs portables  ouverts devant elles.

Les étudiants se réunissent toutes les semaines pour parler de mobilité durable à Québec.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Vallée-Roy

Quelque chose qui nous intéresse

Alors que plusieurs sujets leur étaient proposés, pourquoi ces étudiants ont-ils choisi de se concentrer sur les transports, en particulier dans la région de Québec?

Avec les différentes controverses du transport, qu’on parle du tramway ou du troisième lien, c’est un sujet d’actualité. Puis, je pense que, pour nous autres, c’est quelque chose qui nous intéresse, explique David Choinière.

En effet, les enjeux reliés au transport font souvent la manchette à Québec : troisième lien, projet de tramway, ponts, traversiers.

Il y a des bouleversements qui pourraient se produire dans la mobilité entre Québec, Lévis et l’île d’Orléans : il y a un nouveau pont qui va être construit, il y a le projet du gouvernement de faire un troisième lien, ajoute le professeur Dominic Villeneuve.

Une classe d'étudiants de l'Université Laval attablés autour d'une carte.

La mobilité durable passionne beaucoup le professeur Dominic Villeneuve (à gauche) et plusieurs étudiants à la maîtrise en aménagement du territoire et du développement régional

Photo : Radio-Canada / Alexandre Vallée-Roy

S’inscrire dans l’identité de Québec

Afin d’évaluer la pertinence d’un projet de transport, les étudiants expliquent l’importance d'étudier le contexte particulier de la ville où il sera construit. On ne peut pas proposer un projet qui ne s’inscrit pas dans l’identité de Québec, dans ses caractéristiques physiologiques et physiques, explique l’étudiante Ève Gagnon.

Pour leurs recherches, elle et ses coéquipiers ont donc analysé des projets de transport durable et fluvial implantés dans des villes nordiques d’Amérique du Nord et d’Europe comparables à Québec.

Il y a toutes sortes d’idées dans l’air. Ce ne sont pas nécessairement de nouvelles idées, mais nous, on va regarder si aujourd’hui elles seraient applicables, explique Dominic Villeneuve.

Une navette piétonne Québec-Lévis-île-d’Orléans

Le projet de transport sur lequel les étudiants se concentrent le plus dans leur travail de recherche est la création d’une navette fluviale, qui relierait les centres-villes de Québec et de Lévis, ainsi que Saint-Laurent-de-l’île-d’Orléans.

Ce trajet a déjà été proposé par Croisières AML, et permettrait d’offrir le service aux piétons et aux cyclistes, mais pas aux voitures. Si le gouvernement fait son tunnel entre Québec et Lévis de centre-ville à centre-ville, on peut remettre en question l'utilité [du traversier actuel], explique Dominic Villeneuve.

Remettre en question et évaluer la pertinence d’un projet comme la navette fluviale, c’est ce qu’ils s’appliquent à faire : Techniquement, c’est réalisable, mais nous, on veut évaluer : est-ce que ça serait une bonne idée? Est-ce que ça viendrait combler un manque? illustre David Choinière.

Favoriser l'implantation d'une navette fluviale nous aiderait pour l’affirmation de notre identité et notre réappropriation du fleuve, renchérit Ève Gagnon.

Une expérience enrichissante

Au terme de ce cours, les étudiants et leur professeur ont bon espoir de parvenir à faire publier les résultats de leur analyse dans une revue scientifique.

Mais déjà, ils constatent l’impact de leur projet de recherche et sa valeur sociale.

Ça a vraiment changé mon regard sur l'importance qu'on accorde au fleuve St-Laurent, expose Ève Gagnon.

Y a beaucoup de personnes qui n’ont pas nécessairement les connaissances, qui vont émettre des informations plus ou moins vraies [...]. Pour les résidents, ça peut être compliqué de démystifier le vrai du faux, conclut Samuel Choinière.

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