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L’écrivain français Christian Bobin est mort à l’âge de 71 ans

Alain Crevier rencontrait Christian Bobin pour parler d'Alzheimer

L'écrivain et poète français publiait régulièrement des textes courts en prose, dont certains ont connu une grande popularité.

Photo : Radio-Canada

Agence France-Presse

L'écrivain français Christian Bobin, qui avait notamment connu un succès de librairie avec Le très-bas, est décédé à l'âge de 71 ans, a annoncé vendredi la maison d'édition Gallimard sur les réseaux sociaux.

Il est décédé le 23 novembre des suites d'une grave maladie, a précisé dans un communiqué son éditeur, Antoine Gallimard. Lisons Bobin, il nous soigne de la tristesse et du scepticisme, il nous invite à une quête de la joie avec ses mots empreints d'une grande sensibilité. [...] Son sourire, sa joie, son humanité vont nous manquer, a-t-il écrit.

L'auteur, qui ne se souciait guère de sa réputation, publiait avec régularité des textes courts en prose. Certains ont dépassé 100 000 exemplaires, comme Le très-bas, sur saint François d'Assise, en 1992. 

Cet automne, il avait publié un roman aux éditions Gallimard, Le muguet rouge, et une anthologie d'œuvres choisies dans la collection Quarto, Les différentes régions du ciel.

Des éloges de la ministre de la Culture et de Frédéric Beigbeder

Être de poésie, solitaire généreux, Christian Bobin nous a offert pendant près de 50 ans une exploration de thèmes que nous avons tous en partage : le deuil, la sensibilité à la nature, le passage du temps, l'intimité et, toujours, le besoin de recueillement, a salué vendredi dans un communiqué la ministre française de la Culture, Rima Abdul Malak.

Frédéric Beigbeder, journaliste et critique français, avait dit en 1995 : Bobin est, de loin, l'écrivain le plus célèbre du Creusot, sa ville natale dans le centre-est de la France, à laquelle il était resté attaché.

Je suis né dans un berceau d'acier, avouait à l'Agence France-Presse cet automne Christian Bobin, fils d'un professeur en dessin industriel, alors que Le Creusot avait abrité les usines sidérurgiques Schneider au 19e siècle. Mais, chez lui, pas de roman de l'industrie, de réalisme social, de lutte des classes, au contraire : un art pointilliste, tourné vers la nature et le ciel.

J'ai préféré aller vers ce qui semble ignorer le passage du temps : les fleurs, l'amour dans sa première timidité, l'attente, la beauté d'un visage, le silence, la longue durée... toutes ces choses que la vie moderne, petit à petit, commençait à nous enlever, à nous voler, avait-il conclu.

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