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Entente entre les partis à Québec : QS satisfait, le PQ déçu

Paul St-Pierre Plamondon affiche un air insatisfait.

Le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Après d'âpres négociations, Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) se sont entendus avec les autres partis à l'Assemblée nationale en prévision de l'ouverture des travaux, mardi prochain.

Ces négociations revêtaient beaucoup d'importance pour Québec solidaire et le Parti québécois, dans la mesure où elles détermineront les budgets, les privilèges et le nombre de questions que chacun des deux partis d'opposition pourra poser en Chambre au gouvernement, chaque semaine.

Rappelons qu'au terme des dernières élections, le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire et le Parti québécois ont respectivement remporté 14,4 %, 15,4 % et 14,6 % des voix. Même s'il a récolté le plus faible pourcentage de votes entre les trois partis, le PLQ a décroché le statut d'opposition officielle en raison d'une distorsion du mode de scrutin qui lui a permis de remporter 21 sièges, contre 11 pour QS et 3 pour le PQ.

Il faut dire que les négociations n'ont pas été faciles entre les partis, dans un tel contexte.

Saluant le solide travail accompli par le député Alexandre Leduc, le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a écrit vendredi sur Twitter que les 11 solidaires auront les moyens d’être une opposition forte face à la CAQ.

Affirmant avoir garanti une reconnaissance pleine et entière à son parti, Alexandre Leduc soutient avoir obtenu trois cabinets [les budgets et le personnel] pour assumer les fonctions de chef de la deuxième opposition, de leader en Chambre et de whip.

Le financement obtenu par le parti lui permettra, selon M. Leduc, de construire une aile parlementaire robuste avec un minimum de trois questions par jour au Salon bleu pour le caucus solidaire.

« C’était un gros mandat que m’avait confié le caucus. Grâce à cette entente, les solidaires auront de solides moyens parlementaires pour poser les bonnes questions et en bonne quantité. »

— Une citation de  Alexandre Leduc, député solidaire d'Hochelaga-Maisonneuve

Douloureux compromis au PQ

L'humeur n'est cependant pas à la fête au Parti québécois, où le chef Paul St-Pierre Plamondon évoque une entente au rabais dans un long communiqué.

Qualifiant de ridicules les offres que son parti avait reçues lors des récentes négociations avec le Parti libéral, Québec solidaire et la Coalition avenir Québec, Paul St-Pierre Plamondon explique que, mercredi, une offre écrite excluant le PQ avait commencé à circuler entre les trois partis et qu’ils étaient prêts à la signer sans notre accord.

Or, dans la mesure où le règlement de l’Assemblée nationale exige un fort consensus et non pas l’unanimité, le PQ risquait de perdre les gains qu'il avait négociés; un compromis a ainsi dû être envisagé.

Autrement, les trois députés péquistes auraient dû siéger à titre d'indépendants à l'Assemblée nationale. Ce qui signifiait encore moins de ressources et de temps de parole au Salon bleu.

Le PQ obtient donc :

  • 7 % des questions plutôt que 5 %, soit deux questions par semaine;
  • Un budget de 570 000 $ plutôt que 495 000 $, qui permettra l'embauche d'un employé de plus;
  • Un siège d’observateur au Bureau de l’Assemblée nationale, sans droit de vote.

On ne pouvait pas risquer de perdre encore davantage de budget que ce qui nous a été proposé. On ne pouvait pas risquer de potentiellement sacrifier la viabilité du mouvement indépendantiste au Parlement pour tenter d’aller chercher encore quelques miettes de plus, explique Paul St-Pierre Plamondon.

« On est loin d’avoir obtenu ce qu’on voulait et qui était les conditions minimales pour exercer notre rôle de troisième opposition et de représenter 14,6 % des citoyens qui ont voté lors du dernier suffrage. »

— Une citation de  Joël Arseneau, député péquiste des Îles-de-la-Madeleine

Les caquistes et les libéraux satisfaits

Dans un message publié sur Twitter, le député caquiste et ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, s'est dit heureux d’avoir conclu une entente avec les trois partis d’opposition, tel que nous nous y étions engagés.

« En ce début de nouvelle législature, tous les partis ont maintenant les outils nécessaires pour travailler au bénéfice de tous les Québécois. »

— Une citation de  Simon Jolin-Barrette, député de Borduas et ministre de la Justice

Dans les rangs du Parti libéral du Québec, le chef intérimaire Marc Tanguay s'est dit très heureux de confirmer que l'opposition officielle a donné son accord à cette entente négociée entre tous les partis.

Nous avons su participer à une discussion constructive dans l'intérêt des Québécois, a-t-il ajouté sur son compte Twitter.

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