•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Horizon Santé-Nord critiqué pour le traitement d’une personne âgée à l’urgence

055a7970

L'entrée de l'urgence de l'hôpital Horizon Santé-Nord à Sudbury. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Chris St-Pierre

Les internautes sont nombreux à critiquer l’hôpital Horizon Santé-Nord (HSN) du Grand Sudbury pour le traitement d'une personne âgée. Le patient aurait été laissé à lui-même, dans ses propres excréments, pendant plusieurs heures dans la salle d'attente de l'urgence la nuit du 13 novembre.

Selon des témoins, l’homme en question n’était vêtu que d’une robe d’hôpital et d’une couche mal ajustée.

Une publication à ce sujet dans le groupe Facebook Spotted in Sudbury a généré plus de 200 commentaires. La plupart des utilisateurs racontaient leurs propres expériences vécues à l’urgence de HSN.

Des commentaires sur Facebook.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

De nombreux internautes ont partagé leurs propres expériences vécues à l'urgence d'Horizon Santé-Nord en réaction à l'incident.

Photo : Facebook (capture d'écran)

Cassidy Bilash, qui était à l’urgence le soir de l’incident, était alors accompagnée de son copain. Elle était assise juste en face de l’homme.

Je me rappelle que tout le monde le regardait; rien n’allait mal à ce point-ci, mais personne ne l’aidait, relate-t-elle.

« Je me souviens qu’il avait été totalement ignoré. Il demandait l’aide des infirmières et elles ne répondaient pas. D’autres personnes dans la salle d’attente et même des patients discutaient avec lui et l'aidaient un peu. »

— Une citation de  Cassidy Bilash, témoin de l'incident

L’homme se serait éventuellement retrouvé couché sur le sol, incapable de se relever dans son fauteuil roulant pour se rendre à la salle de bain. Il aurait éventuellement fait ses besoins dans la salle d’attente avant que deux employés ne l'aident en remplaçant sa couche et en le replaçant dans son fauteuil roulant.

Mon copain lui a demandé si tout allait bien et il lui a demandé de l’approcher de la station de triage. Il était là depuis des heures, poursuit Mme Bilash. Elle dit avoir quitté l’urgence quatre heures plus tard et l’homme était encore au même endroit.

Invité à commenter l’incident, le porte-parole de l’hôpital Jason Turnbull a écrit dans un courriel que l’hôpital est dans l’impossibilité de commenter les cas spécifiques en raison de la confidentialité des renseignements du patient.

Je les trouvais très durs

Mme Bilash fréquente l’urgence assez souvent depuis plusieurs semaines en raison de problèmes de santé. Elle se dit surprise par la façon dont l’homme a été traité.

Je les trouvais très durs envers lui, estime-t-elle.

Selon Mme Bilash, ce genre de traitement n'est pas anormal à l’urgence de HSN. Elle dit avoir été témoin d’un événement semblable concernant un couple quelques semaines plus tôt, durant lequel un policier a été appelé pour calmer les esprits.

Elle estime qu’il s’agit du résultat d’une combinaison de facteurs, dont la pandémie, la pénurie de main-d'œuvre dans le secteur de la santé et la façon dont les choses fonctionnent.

Je crois que la haute direction doit s'asseoir et évaluer par elle-même les problèmes qui surviennent, dit-elle.

Jason Turnbull rappelle dans son courriel que l’hôpital prend les plaintes et les inquiétudes des patients très au sérieux.

Il invite les patients et leurs proches à faire part de leurs commentaires au bureau des relations avec les patients par téléphone ou par courriel.

L'ombudsman des patients de l'Ontario répond

Le Bureau de l'ombudsman des patients de l'Ontario Craig Thompson, qui traite les plaintes des patients qui se rendent dans les hôpitaux publics en province, a lui aussi réagi par courriel aux circonstances qui ont été rapportées sur les médias sociaux et par Radio-Canada.

Les circonstances rapportées dans cette histoire sont inquiétantes et dérangeantes, les organisations du domaine de la santé doivent faire tous les efforts pour offrir un environnement sécuritaire et sain pour leurs patients, leurs employés et les visiteurs, peut-on lire dans une déclaration.

Il faut donc faire en sorte que les patients et les familles soient traités avec respect et dignité, poursuit-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...