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L’Unité GRIPP est toujours là, dit la police de Québec

Des captures d'écran d'une vidéo filmant l'intervention.

Plusieurs interventions musclées réalisées par des membres de l'Unité GRIPP au cours de la dernière année et demie ont fait les manchettes à Québec (archives).

Photo : Capture d’écran - Facebook / Sébastien Gauthier

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) affirme n’avoir jamais eu l’intention de passer à la trappe son Groupe de relation et d’intervention policière auprès de la population (GRIPP). Le mandat de l’unité affectée à la surveillance des bars et à la collecte de renseignements a plutôt été scindé en deux par souci d’efficacité.

Le corps policier a tenu à faire le point vendredi sur la réorganisation de l’Unité GRIPP et la redéfinition de son rôle. Le directeur du SPVQ, Denis Turcotte, a indiqué que le double mandat du groupe créait parfois de la confusion chez ses membres.

Les policiers, dans leur position, dans leur travail, avaient une dualité. Ils devaient, oui, faire le service d'ordre et [gérer] les incivilités, mais aussi développer du renseignement. Donc, ça les mettait parfois dans des positions un peu inconfortables, a expliqué M. Turcotte lors d’une conférence de presse qui avait lieu au poste de police de l’arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.

Un homme en uniforme du SPVQ en train de parler dans une conférence de presse.

Le directeur du Service de police de la Ville de Québec, Denis Turcotte, affirme que la refonte de l'Unité GRIPP permettra de gagner en efficacité.

Photo : Radio-Canada / Louis-Simon Lapointe

Dorénavant, les policiers de l’Unité GRIPP vont se consacrer uniquement au maintien de l'ordre et à la gestion des incivilités. À noter que le groupe sera uniquement en fonction l’été. Le reste du temps, ils seront affectés à la patrouille.

En dehors de la période estivale, l’ensemble des patrouilleurs, incluant les membres du GRIPP, seront responsables d’assurer la surveillance des bars, entre autres responsabilités.

Il ne faut pas oublier que tous les patrouilleurs sont formés pour faire du service d'ordre, intervenir auprès de personnes intoxiquées, auprès de personnes criminalisées. Ce sont des interventions que l'ensemble de nos policiers sont en mesure de faire et surtout de bien faire, a tenu à rappeler le directeur adjoint à la surveillance du territoire au SPVQ, André Turcotte.

L'IRIS voit le jour

Pour délester les policiers affectés au GRIPP de leur mandat consistant à obtenir des renseignements en appui aux services d’enquête, la police de Québec annonce la création d’une nouvelle unité, baptisée IRIS, pour Intervention, Renseignements, Investigation et Soutien.

Des policiers procèdent à l'arrestation d'une jeune femme à l'extérieur, en hiver. La femme a le visage plaqué contre le sol enneigé pendant que deux policiers lui attachent les mains derrière le dos.

Une série d'interventions de l'Unité GRIPP survenues en 2021 ont amené le SPVQ à vouloir revoir son mandat (archives).

Photo : Capture d'écran

Relevant des enquêtes et services spécialisés, l’Unité IRIS aura entre autres la responsabilité d’épauler les membres du projet MALSAIN, qui vise à contrer la hausse de violence liée au trafic de stupéfiants et au crime organisé.

Cette unité sera beaucoup moins visible que le GRIPP, mais n'en sera pas moins pertinente. Elle travaillera davantage dans l'ombre, en support aux enquêtes et aux services spécialisés, a indiqué le directeur adjoint Gino Lévesque.

Les membres de l'IRIS sont actuellement en formation. Ils entreront progressivement en fonction à partir du mois de décembre.

Imbroglio

Au cours des dernières semaines, Radio-Canada et d’autres médias ont rapporté que le SPVQ était sur le point de démanteler l’Unité GRIPP afin de créer deux unités distinctes, comme cela a été confirmé vendredi. Pour la police de Québec, il ne s’agit pas tant d’un démantèlement que d’une réorganisation.

Je tiens à rectifier le fait que contrairement à ce qui a été véhiculé publiquement dans les dernières semaines, l'Unité GRIPP n'est pas et n'a jamais été démantelée, a insisté André Turcotte.

Trois hommes en uniforme du Service de police de la Ville de Québec sont assis derrière une table de conférence de presse.

De gauche à droite: Gino Lévesque, Denis Turcotte, André Turcotte

Photo : Radio-Canada / Louis-Simon Lapointe

Pourtant, à aucun moment le corps policier n’est intervenu publiquement depuis la diffusion des reportages pour préciser que l’unité responsable de la surveillance des bars allait conserver son nom.

Le 13 novembre, le maire de Québec, Bruno Marchand, qui se trouvait alors en Europe, avait commenté la dernière intervention de l’Unité GRIPP dans sa forme actuelle.

Changement de nom évoqué

Il n’avait pas repris les journalistes qui lui posaient des questions sur le démantèlement du groupe d’intervention. Le maire avait lui-même fait référence à un changement de nom et de mandat.

Ce qu’on avait dit, c’est que ça restait quelque chose d’important d’assurer la sécurité, mais l’unité comme telle, c’est ce que le chef de police avait annoncé, [qu’]en lien avec le syndicat [des policiers], ils allaient travailler à la renommer et à la fois travailler différemment, avait déclaré Bruno Marchand.

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