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Des femmes autochtones de la C.-B. demandent plus d’imputabilité de la part de la police

Kniaka photographiée de dos. Sur sa veste est inscrit "plus de sœurs volées", à Vancouver, le 5 mai 2022.

À la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, des femmes autochtones tirent la sonnette d’alarme sur les cas de violence sexuelle, le manque de services et des abus policiers. (Archives)

Photo : Radio-Canada / CBC/Ben Nelms

Radio-Canada

Des femmes de Premières Nations de la Colombie-Britannique demandent une meilleure collaboration et imputabilité de la police pour mettre fin aux violences qui touchent les filles et les femmes autochtones ainsi que les communautés 2SLGBTQIA+.

Tout le monde devrait pouvoir respecter les services et le soutien de la police aujourd’hui. Ce n’est pas le cas des femmes et des filles autochtones, et des communautés 2SLGBTQIA+, affirme Louisa Housty-Jones, représentante des femmes de l'Assemblée des Premières Nations de la province.

À la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, elle tire la sonnette d’alarme sur les cas de violence sexuelle, le manque de services et des abus policiers auxquels sa communauté, la Première Nation Heiltsuk, fait face. Et c’est loin d’être la seule concernée, assure-t-elle.

Nous avons besoin de meilleurs services policiers et de reddition de compte, à la fois pour les actions et les inactions, ajoute Louisa Housty-Jones. Les membres des Premières Nations, incluant des femmes, doivent également prendre part aux services de police et aux services locaux, selon elle.

La police continue d’agir dans l'impunité

Historiquement, la police a servi d'instrument pour faire respecter les politiques coloniales qui ont dépossédé les Autochtones de leurs terres, de leurs communautés, de leurs cultures, de leurs enfants, et ont légiféré la violence, renchérit Lorelai Williams, qui fait partie du groupe de danse Butterflies in Spirit à Vancouver pour la guérison et la mémoire des filles et des femmes autochtones disparues et assassinées.

Aujourd'hui, la police continue d’agir dans l'impunité quant à la manière de traiter les femmes autochtones et leurs familles, considère-t-elle. Sa propre tante a disparu depuis 1978, mais a été considérée comme officiellement disparue en 2004 seulement, car la police n’a jamais pris ce cas au sérieux, selon elle.

Ça arrive encore aujourd’hui, des cas sont fermés de façon prématurée sans réelle enquête. Je peux le dire, parce que j’ai travaillé avec tellement de familles à qui cela est arrivé, déplore Lorelai Williams.

Détachements de la GRC dans des communautés autochtones

À Bella Bella, la Première Nation Heiltsuk tente de bâtir des ponts avec les agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Dans des communautés isolées, le manque de services sociaux fait en sorte qu'ils sont davantage sollicités, notamment pour fournir du soutien en santé mentale, explique Louisa Housty-Jones.

On a eu des agents de la GRC fantastiques et dévoués, mais on a aussi fait face à une crise sérieuse de confiance.

Une citation de Louisa Housty-Jones

La GRC, c’est l’organe de respect de la loi à Bella Bella, mais elle ne fait pas partie de la communauté. Les agents changent régulièrement, déplore-t-elle.

Les détachements locaux de la GRC ne prennent pas suffisamment en compte les règles propres aux communautés, qui font office de loi sur leur territoire, juge Louisa Housty-Jones. Ils ne font pas respecter ces règlements. Au lieu de cela, ils les remettent en question sans aucune base légale, affirme-t-elle.

Ce serait inimaginable que les règlements locaux ne soient pas respectés dans un quartier riche et majoritairement européen de Vancouver. Ce que les autres tiennent pour acquis, on doit encore se battre pour l’avoir.

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