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Des légumes locaux et frais disponibles toute l’année

Plan large à l'intérieur d'une serre. Les légumes sont nombreux : bette à carde, mesclun, radis, etc. En arrière-plan, un homme vêtu chaudement transporte une caisse de plastique. En avant-plan, une femme vue de dos. Elle est habillée en salopette, avec une tuque et un manteau. Elle pose un regard vers le bas, en direction des légumes.

À la Ferme aux Colibris, la serre permet de prolonger la saison de production de légumes, même en hiver.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

La coopérative Racines rurales en Outaouais a lancé à la mi-novembre son offre de paniers en toutes saisons. Le regroupement de producteurs bio s'engage à fournir aux consommateurs des légumes diversifiés et frais, même en plein cœur de l’hiver.

Dehors, les premiers flocons de neige tombent timidement sur la Petite-Nation. Pourtant, dans la serre de la Ferme aux Colibris, à Ripon, le vert domine.

À l’intérieur, Clémence Briand-Racine et Michaël Daudelin s’affairent à récolter du kale et des radis. Leur production maraîchère se démarque par sa diversité. C’est aussi le cas durant la saison froide.

Un homme et une femme habillés chaudement posent, souriant, devant le kiosque de leur ferme.

Les copropriétaires de la Ferme aux Colibris, Michaël Daudelin et Clémence Briand-Racine

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

En ce moment même dans les premiers paniers, et ce jusqu'à Noël, on va avoir du bok choy, du mesclun, des laitues, des radis frais, des rabioles, de la roquette, de la coriandre, du persil... Je suis certaine que les consommateurs ne pensent pas qu'on est en mesure de faire une telle diversité, mais vraiment, on l'est!, assure avec fierté l’agronome de formation.

Les paniers préparés pour les abonnés seront ensuite assemblés et livrés par les fermiers à Gatineau et ailleurs en Outaouais.

Rencontre avec des maraîchers qui offrent des légumes frais été comme hiver

ÉMISSION ICI PREMIÈRE • Les malins

Dans une serre, une jeune femme coiffée d'une tuque récolte des bok choys.

Pour arriver à cultiver des légumes toute l’année, il faut privilégier des variétés résistantes au gel. Les choux de Bruxelles, par exemple, peuvent tolérer des nuits où le mercure descend sous zéro. Clémence Briand-Racine, évoque les récentes nuits à -8 °C où ils ont survécu tout bonnement.

Dans un Québec où Vigneault chante que son pays, c’est l’hiver, les serres deviennent indispensables pour prolonger la saison des récoltes.

Dans ces infrastructures-là, il fait très chaud le jour. Les légumes peuvent dégeler, continuer à croître, même si les nuits sont très froides, précise la copropriétaire de la Ferme aux Colibris. Et aussi, les nuits sont un peu moins froides, cachés en dessous de leur couverture dans la serre.

Le savoir-faire de la conservation

Un homme aux cheveux longs, attachés à l'arrière, pose en tenant une femme par l'épaule. Il porte des lunettes, la barbe, un foulard et un manteau vert. La femme porte un bonnet laineux et un chandail chaud rayé. Ils sont dans une serre avec des légumes verdoyants.

Les copropriétaires de la Ferme la Rosée produisent des légumes frais en serre jusqu’en décembre et misent ensuite sur la conservation.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

À la Ferme la Rosée, Colin Labelle-Rivard et Camille Faubert comptent produire des verdures jusqu’en décembre. Ils miseront ensuite sur l’art de la conservation pour rendre accessible une variété de légumes savoureux dans l’assiette des locavores.

Les jeunes maraîchers ont repris la ferme familiale de Notre-Dame-de-la-Paix en 2017.

Si un grand nombre d’agriculteurs disposent d’une chambre froide, le couple bénéficie aussi d’un caveau, qui lui permet de préserver 12 000 kg de légumes racines.

Dans l’entrepôt en béton, les poches de carottes, panais et autres rutabagas s’entassent.

De grands sacs beiges et remplis de légumes sont empilés dans un entrepôt de béton.

À la Ferme la Rosée, en Outaouais, le caveau permet de conserver des légumes racines durant la saison froide.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

Quand les températures baissent, le caveau se refroidit naturellement par la géothermie, mais ne descend pas en dessous du point de congélation à cause qu’il est semi-enterré. En fait, on peut conserver les légumes à moindre coût très bien comme ça, révèle Camille Faubert, pour qui la conservation demeure un des principaux défis de la production de légumes en hiver.

Une production enracinée dans son territoire

Les nostalgiques de la fraise de juin seront surpris d’apprendre que les légumes d’hiver peuvent aussi déployer des notes sucrées. Rien de surprenant pour Clémence Briand-Racine de la Ferme aux Colibris.

Les légumes d'hiver, souvent, sont plus sucrés, parce que lorsqu’ils subissent des gels, ils concentrent leur sucre dans leur cellule. Ils viennent avec un goût exceptionnel qu’il n’y a pas dans les légumes d’été, indique-t-elle.

Une femme portant une salopette brune s'esclaffe en tenant une rabiole. Une femme portant une tuque orangée, un foulard et un manteau d'hiver la fixe, le regard étonné.

Au grand plaisir de Clémence Briand-Racine, la réalisatrice Stéphanie Rhéaume s’étonne de la fraîcheur et du goût sucré de la rabiole qu’elle lui a tendue.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

Se nourrir localement, pour les productrices membres de la coopérative Racines rurales, c’est une occasion en or de s’ouvrir au potentiel de l’agriculture québécoise.

Y’a beaucoup de légumes qu'on connaît peu, mais qu’on peut cultiver ici, dans notre climat, souligne Camille Faubert, copropriétaire de la Ferme la Rosée. C'est intéressant de les intégrer à notre alimentation, ça fait une alimentation qui est vraiment diversifiée.

Pour Clémence Briand-Racine, produire des légumes dans la rigueur de l’hiver, c’est un pari qui vaut doublement la chandelle.

Autant que les consommateurs apprennent à consommer localement l'hiver, nous, on apprend à produire localement. L'hiver pour moi, c'est d'une grande importance au niveau de la souveraineté alimentaire, puis de la sécurité alimentaire, conclut-elle.

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