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Après un mois au CHEO, Amelia peut enfin se rétablir à la maison

Amelia Griffith-Thomas en train de jouer à la maison.

Amelia Griffith-Thomas a passé un mois au CHEO après avoir contracté différents virus respiratoires.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

La famille Griffith se remet d’un mois très éprouvant. Leur fille de 22 mois, Amelia, est de retour à la maison après un mois à l’hôpital. Cela n’aurait pas été possible sans des appareils médicaux gratuits qui lui ont été offerts par l’Ontario Ventilator Equipment Pool. Récit.

Sa mère, Anne, se souvient bien du 19 octobre. Le matin, sa fille se sentait suffisamment bien pour aller à la garderie. Quelques heures plus tard, elle était placée dans un coma artificiel.

Le matin, sa fille avait un rhume et le nez bouché, mais pas de fièvre. Mais en début d'après-midi, les employés de la garderie se sont inquiétés du fait qu'Amelia, née partiellement paralysée du thorax, ne respirait pas bien.

Mme Griffith a emballé toutes les fournitures de sa fille, y compris l'équipement d'alimentation qui se connecte à son estomac, et est allée la chercher à la garderie. Pendant les 30 minutes de trajet vers le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), Mme Griffith n'a cessé de jeter un coup d'œil à sa fille de 22 mois, craignant qu'elle ne cesse de respirer.

Elle était si pâle. Et ses lèvres étaient d'un bleu très pâle, a-t-elle affirmé.

Une mère et sa fille de 22 mois.

Anne Griffith se souvient que sa fille se sentait super bien quelques heures avant d'être malade.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Il n'a fallu que quelques minutes au personnel du CHEO pour constater la gravité de la situation d'Amelia : son taux d'oxygène sanguin avait chuté et du mucus obstruait ses voies respiratoires. Sa fille a été emmenée et, en moins d'une heure, intubée et placée dans un coma médical.

Contrairement à tant de jeunes enfants au Canada qui ont contracté le virus respiratoire syncytial, la grippe ou la COVID-19, Amelia avait simplement un rhume. En fait, elle avait quatre souches du virus du rhume, a précisé Mme Griffith, ainsi qu'une pneumonie bactérienne et une infection sanguine découlant d'une infection pulmonaire.

Elle les a eues toutes en même temps, et cela l'a terrassée, a déclaré Mme Griffith.

Amelia est restée à l'hôpital jusqu'au 19 novembre, un mois après son admission.

Bien qu'elle souffre toujours de congestion et de toux, elle peut maintenant gérer les symptômes à la maison avec l'aide de ses parents et d'un ensemble complet de dispositifs médicaux gratuits qui entourent maintenant son petit berceau blanc.

Une grand-mère avec sa petite-fille.

Ancienne infirmière, Dianne Blonde Pinkerton peut aider sa petite-fille à récupérer de son mois à l'hôpital.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Des dispositifs gratuits

Les appareils, qui coûtent des dizaines de milliers de dollars, ont été fournis gratuitement à la famille d'Amelia par l'intermédiaire de l'Ontario Ventilator Equipment Pool.

Alors que les hôpitaux ontariens doivent faire face à un nombre record de jeunes patients atteints de virus respiratoires, le programme de prêt est l'un des moyens utilisés par la province pour tenter de faire face à l'afflux de patients. Il permet à certaines familles de quitter l'hôpital plus tôt, armées de leur propre équipement respiratoire, afin que les lits d'hôpitaux puissent être réservés aux patients souffrant de maladies plus aiguës.

Dans l’entrepôt de Kingston, en Ontario, financé par la province, il y a environ 16 000 pièces d'équipement, principalement utilisées par des personnes souffrant de handicaps physiques à long terme ou de maladies nécessitant une ventilation médicale. Il dessert actuellement environ 8300 Ontariens.

Un appareil aidant à se rétablir.

Amelia dispose de quelques appareils différents.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Mais le programme, vieux de près de 30 ans, a dû faire face à de nouvelles demandes pendant la pandémie. La directrice Regina Pizzuti a admis que le programme peine à répondre à la demande.

Nous avons constaté une véritable augmentation du nombre d'appareils prescrits, a déclaré Mme Pizzuti.

Le programme a reçu plus de 180 demandes d'appareils d'assistance à la toux depuis avril 2022. Il a été possible d’acheter seulement une douzaine de nouvelles machines, a indiqué Mme Pizzuti, ce qui l'a obligé à épuiser ses réserves.

Dès que les machines sont nettoyées et réparées, elles sont de nouveau disponibles pour aider les patients, a-t-elle dit. Normalement, le programme essaie d'acheter de nouveaux appareils au fur et à mesure des demandes afin de conserver de l'équipement, mais Mme Pizzuti a du mal à en trouver.

Pour une meilleure qualité de vie

Selon Regina Pizzuti, l'équipement gratuit améliore la qualité de vie des personnes et libère des lits dans les établissements de santé. Une étude menée par l’Ontario Ventilator Equipment Pool estime que les appareils d'assistance à la toux peuvent, à eux seuls, raccourcir le séjour à l'hôpital d'un ou deux jours et réduire le nombre de visites chez le médecin.

Nous créons des capacités au sein du système de soins de santé afin que les patients qui ont besoin des services d'une unité de soins intensifs et qui sont gravement malades disposent de [lits], a expliqué Mme Pizzuti.

La directrice de la prestation des soins intégrés du CHEO, Jennifer Proulx, explique que l'Hôpital s'efforce de s'assurer que les patients disposent des ressources et de l'équipement dont ils ont besoin pour quitter l'hôpital dès que cela est sécuritaire.

Nous ne voulons absolument pas que les familles restent à l'hôpital plus longtemps que nécessaire. Nous voulons vraiment qu'elles se rétablissent à la maison.

Anne Griffith dans la chambre de sa fille.

Anne Griffith est entourée de l'équipement fourni par l'Ontario Ventilator Equipment Pool.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Bien que la grande majorité des enfants atteints de virus respiratoires obtiennent leur congé sans avoir besoin de ramener un équipement spécialisé à la maison, Anne Griffith est reconnaissante que sa fille, Amelia, ait le soutien dont elle a besoin pour gérer ses symptômes.

Sa routine quotidienne comprend maintenant le branchement à plusieurs appareils, dont un appareil d'aspiration des mucosités qui se place dans le nez, la bouche et la gorge, un appareil qui l'aide à respirer la nuit, un appareil qui surveille son taux d'oxygène sanguin et un appareil d'assistance à la toux.

Mme Griffith espère que sa fille sera assez bien pour retourner à la garderie lundi et elle est optimiste quant au fait que, lorsque le prochain virus frappera, ils seront en mesure d'éviter une autre situation mettant la vie en danger.

Nous étions si heureux. Le but de l'équipement était de s'assurer qu'elle ne revienne pas à l'Hôpital.

Avec les informations de Laura Glowacki, de CBC News

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