•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Chirurgies au privé : 24 demandes de permis en attente à Québec

Le marché québécois de la santé n’attire pas que des joueurs locaux. Des entreprises de l'extérieur de la province souhaitent elles aussi y acquérir des cliniques privées.

Dans une salle d'opération, deux personnes portant des combinaisons bleues et des masques chirurgicaux sont face à face, penchées au-dessus d'une table d'opération où est couché un patient, hors du cadre de la photo.

Des entreprises de l'extérieur de la province souhaitent elles aussi y acquérir des cliniques privées.

Photo : Reuters / Régis Duvignau

Lors de la campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) s’est montrée ouverte à confier davantage d’activités au privé pour réduire les listes d’attente en chirurgie.

Déjà en mars 2022, le Plan santé du ministre Dubé parlait du grand rattrapage des chirurgies par un recours accru [...] aux cliniques médicales spécialisées.

À l’heure actuelle, des ententes avec une quinzaine de centres médicaux spécialisés permettent d’y réaliser des milliers de chirurgies chaque mois, notamment en ophtalmologie, et de maintenir le taux d’activité chirurgicale au-dessus de 80 %.

Le nombre de patients en attente d’une chirurgie demeure au-dessus de 160 000. Et le nombre de patients qui attendent une chirurgie depuis plus d’un an demeure au-dessus de 20 000 depuis le début de l’année.

Or, selon les informations obtenues par Radio-Canada, 24 demandes de permis pour des centres médicaux spécialisés (CMS) sont en cours de traitement au ministère de la Santé.

Des permis octroyés au compte-goutte.

Deux permis ont fait l’objet d’une délivrance de septembre 2021 à ce jour, confirme-t-on au ministère. Deux autres demandes ont été refusées.

Au ministère, l’analyse tient compte de la disponibilité et de l’accès aux services offerts dans le secteur visé par le CMS, de la complémentarité avec l’offre de services du réseau de la santé [...] et des effets sur la disponibilité de la main-d'œuvre du réseau de la santé.

Au total, on compte 68 permis de CMS au Québec, où exercent des médecins participant au régime d’assurance maladie.

Investisseurs de l’extérieur intéressés

Des entreprises non québécoises cherchent à acheter des cliniques privées au Québec. Des propriétaires nous ont indiqué avoir été approchés.

« C’est clair que les gens essaient de se placer les pieds. Ils voient le potentiel, le fait que le secteur public ne fournit pas. »

— Une citation de  Un propriétaire de clinique privée

Ces entreprises veulent agir comme sous-traitants du réseau, mais certaines lorgnent aussi le marché des traitements payés directement et en totalité par les patients. Un marché en forte croissance au Québec.

Ce qui a changé avec la pandémie, c’est que le Québécois moyen accepte de payer pour des soins. Les gens savent que c’est long à l’hôpital, dit une autre source.

Le privé reprend les activités d’une clinique attachée à l’Hôpital Anna-Laberge

Radio-Canada a par ailleurs appris que le CISSS Montérégie-Ouest est finalement parvenu à sous-louer des salles d’opération en ophtalmologie qui demeuraient inutilisées depuis le début de la pandémie.

Le CISSS Montérégie-Ouest versait 640 000 $ par année pour des installations aménagées dans un local en face de l’Hôpital Anna-Laberge.

Il s’agit d’une excellente nouvelle, car la reprise des activités nous a non seulement permis de reprendre les chirurgies, mais aussi de diminuer notre liste d’attente, nous écrit Catherine Brousseau, de la direction des communications et des affaires publiques.

Le fournisseur est responsable de fournir le personnel nécessaire pour la clinique, bien que ce soit les médecins de l’Hôpital Anna-Laberge qui y pratiquent.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !