•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie de laitue : des producteurs au Nouveau-Brunswick sont prêts à relever le défi

Des rangs de laitues dans une serre.

Des producteurs locaux affirment que leurs produits sont plus accessibles et plus frais que les légumes importés des États-Unis.

Photo : getty images/istockphoto / studiodr

C’est presque un luxe aujourd’hui que de s'offrir une laitue romaine ou iceberg. Le prix d’achat de ces plantes potagères, exportées principalement des États-Unis, a augmenté de façon radicale. Avec un peu d’appui, des producteurs néo-brunswickois se disent capables d'approvisionner suffisamment le marché atlantique.

Depuis quelques semaines, les provinces de l’Atlantique et même l’ensemble du pays sont aux prises avec une pénurie de laitue romaine et iceberg.

Cette situation se prolonge sans qu'on sache quand les étalages des épiceries vont de nouveau être approvisionnés en quantité suffisante.

La rareté de ces laitues est causée par la sécheresse et par une maladie qui a ravagé les récoltes en Californie, aux États-Unis.

Un homme dans un bureau.

Daniel Ratté, propriétaire de la compagnie Enogrow

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

Dans ce contexte, des producteurs néo-brunswickois voudraient obtenir du soutien pour leur permettre d'accroître leur production.

C’est le cas de la compagnie Enogrow, installée à Caraquet, dans le nord du Nouveau-Brunswick. Elle produit annuellement, en culture hors sol, 90 000 têtes de laitue. Et elle envisage de l'augmenter considérablement.

On doit dépasser nos plans d’expansion de deux ans et, additionnellement, avoir près de 600 000 têtes de laitue par an. Pour nous, c’est un problème heureux.

« L’équipement, il est là. Le local, il est là. Il nous reste seulement à avoir des contrôles et à faire des propositions pour avoir les fonds nécessaires afin d'aider le Nouveau-Brunswick à atteindre l'autosuffisance alimentaire. »

— Une citation de  Daniel Ratté, copropriétaire de la compagnie Enogrow

La compagnie Enogrow n’est pas la seule productrice à voir, dans cette pénurie, une occasion d'affaires. Local By Atta, une entreprise qui dispose d’une ferme hydroponique à Moncton, n'exclut pas à son tour d’augmenter sa production. Toutefois, cet investissement reste tout de même difficile à soutenir toute seule pour cette entreprise.

Un homme dans un local.

Julian Howatt, propriétaire de la compagnie Local By Atta

Photo : Radio-Canada

C'est très cher, monter une ferme comme ça. Les lumières et les contrôles d’environnement sont très chers. On ne peut pas simplement ajouter un autre champ à notre production. Ça prend quand même des mois de planification pour augmenter la production, confie Julian Howatt, propriétaire de la compagnie Local By Atta.

Vision atlantique

Ces deux compagnies néo-brunswickoises vont un peu plus loin. Elles affirment pouvoir approvisionner les quatre provinces de l’Atlantique. Leurs produits n'auraient d'ailleurs rien à envier à ceux venus de l'extérieur, bien au contraire.

Parce que c’est produit à l'intérieur, on ne va pas ajouter des pesticides, rien comme ça. Ce sont déjà, à la base, des produits de meilleure qualité, avance Julian Howan.

Daniel Ratté, copropriétaire de la compagnie Enogrow, renchérit : C'est que la laitue, à leur livrée, elle a seulement 24 heures. [Il n'y a pas] une laitue qui vient de Californie [qui] va avoir moins de 7 à 11 jours, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps aux gens pour la consommer, soutient-il.

La réalisation de cette ambition pourrait prendre encore quelque temps. D’ici là, la pénurie continue de changer les habitudes alimentaires, tant à la maison que dans les restaurants.

Une femme dans un restaurant.

Dominique Ratté, propriétaire du restaurant Guacamole

Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani

Certains restaurateurs ont diminué la quantité de laitue offerte dans les repas servis aux clients. D'autres ont complètement retiré la laitue de leur menu.

Nombre de restaurants proposent en revanche des substituts tels que des épinards et des mélanges qui restent encore accessibles.

On n'a pas le choix d’être créatifs et d’explorer différentes avenues dans ces temps-là au lieu de toujours refiler la facture au client, avoue Dominique Ratté, propriétaire de la chaîne de restaurants Guacamole à Moncton.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...