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Il y a 25 ans nous quittait Barbara

Dans un studio de télévision, la chanteuse française Barbara interprète une chanson en tenant un micro à fil à la main.

Barbara à l'émission « Zoom », le 22 juin 1970

Photo : Radio-Canada / Francis J Menten

Radio-Canada

Le 24 novembre 1997, la chanteuse Barbara meurt à l’âge de 67 ans, emportée par un choc toxique infectieux. Ses interprétations senties et les paroles fortes et émouvantes de ses chansons auront marqué à tout jamais la chanson française. Au cours de sa carrière, la « dame en noir » a visité le Québec à quelques reprises, comme le rappellent nos archives.

Barbara naît Monique Serf le 9 juin 1930 à Paris. Son père est d’origine juive, et sa mère, d’origines juive et russe.

L’enfant est marquée par la Seconde Guerre mondiale et l’obligation de se cacher avec ses parents pour fuir le régime de Vichy et les nazis qui chassent les juifs.

À l’âge de 10 ans, elle subit une première agression de son père incestueux. Barbara vit une jeunesse traumatisante. Son enfance et son adolescence resteront des sujets tabous toute sa vie.

Comme l’a déjà souligné le psychiatre Boris Cyrulnik, Barbara a su transformer l’horreur en poésie.

En 1967, Barbara fait son tout premier tour de chant québécois. Dans cette entrevue radiophonique tirée de l’émission Aujourd’hui du 17 janvier 1967, l’animateur Pierre Paquette s’entretient avec la chanteuse sur ses débuts.

Dans un studio de télévision, la chanteuse française Barbara interprète une chanson, assise derrière un piano.

Barbara à l'émission Zoom, 22 juin 1970.

Photo : Radio-Canada / Francis J Menten

Avant de devenir une vedette, un mot qu’elle n’aime pas, Barbara chantera six ans au cabaret de l’Écluse.

Elle commence par interpréter les morceaux de Georges Brassens, puis ceux de Jacques Brel.

« Je n’aime pas le mot ''vedette'', je n’aime pas le mot ''intellectuel'', je n’aime pas le mot ''insolite'', je trouve que ce sont des mots sans cœur. »

— Une citation de  Barbara

Ce n’est qu’à partir de 1966 que Barbara devient connue du grand public. Au cours de cet entretien, elle explique que le temps pris pour apprendre son métier et faire reconnaître son talent n’a pas d’importance.

Les pièces de Barbara viennent du cœur. L’écoute de ses chansons donne accès à une partie de sa vie.

« Je n’ai aucune imagination, mes chansons, ce sont de petites nouvelles de ma vie. Il n’y a pas d’invention dans mes chansons, ce sont des choses qui sont arrivées. »

— Une citation de  Barbara

Une petite cantate est composée en hommage à son amie pianiste Liliane Benelli, partie trop tôt. Göttingen est écrite pour les habitants de cette petite ville allemande qui, un soir de spectacle, lui réserve un accueil plus que chaleureux.

Nantes, c’est la dernière visite à son père qui meurt avant qu’elle puisse lui pardonner. Dis, quand reviendras-tu? est écrite pour son amant, le diplomate Hubert Ballay, toujours parti au loin, qu’elle finira par quitter après lui avoir offert la chanson.

Barbara interprète la pièce Dis, quand reviendras-tu? en s’accompagnant au piano à l’émission Face à la musique le 9 mai 1966.

Barbara interprète la chanson « Dis, quand reviendras-tu? » en s’accompagnant au piano.

Mais la plus grande histoire d’amour de Barbara, sa plus belle, c’est avec son public qu’elle la vit, comme elle l’a chanté dans Ma plus belle histoire d’amour.

Cette relation avec son public, l’artiste souhaite la préserver à tout prix.

Le 15 mars 1988, après 20 ans d’absence, Barbara revient visiter le Québec. Elle donne une conférence de presse à Montréal.

La chanteuse Barbara s’adresse aux journalistes en conférence de presse à l’occasion de son retour au Québec après plus de 20 ans d’absence.

Même si elle vit recluse dans une maison dont elle n’ouvre que rarement les volets, Barbara refuse l’étiquette de personnalité mystérieuse et inaccessible qu’on lui accole souvent.

Lorsqu’une journaliste lui demande pourquoi elle se fait rare et ne donne qu’un spectacle tous les cinq ou dix ans, la « longue dame brune » répond que c’est la peur qui la fait agir ainsi.

« Je me suis privée de chanter parce que j’avais peur de devenir une caricature. Je pense que c’est comme un amour. Un amour extraordinaire, et si vous n’aérez pas un peu… Je n’avais pas envie que cet amour-là étouffe, parce que c’est la chose essentielle de ma vie. »

— Une citation de  Barbara

Les dix dernières années avant sa mort, l'artiste était engagée dans une action de soutien aux malades du sida. Elle visitait également des femmes en prison et avait à cœur la cause des enfants.

Au lendemain du décès de la chanteuse, l’animatrice Christiane Charette s’entretient avec le parolier Luc Plamondon, qui a bien connu Barbara.

Luc Plamondon donne une entrevue à Christiane Charrette au lendemain du décès de Barbara, avec qui il a collaboré sur le spectacle « Lili Passion » et pour qui il a écrit la chanson « l’Île aux mimosas ».

Luc Plamondon a collaboré avec Barbara au spectacle Lily Passion, qui raconte l’histoire d’une rencontre entre une chanteuse et un assassin. Présenté au Zénith de Paris en 1986, le théâtre musical réunit sur scène Barbara et l’acteur Gérard Depardieu.

Luc Plamondon écrira pour Barbara la chanson L’île aux mimosas, qu’elle chantait à chacun de ses spectacles.

Même si leur relation a connu quelques remous en raison du caractère parfois impétueux de la chanteuse, Luc Plamondon en garde un excellent souvenir.

« C’est une femme qui avait un appétit de la vie extraordinaire. Elle était très drôle, elle aimait beaucoup rire […] Elle avait une grande conscience du personnage qu’elle représentait. »

— Une citation de  Luc Plamondon

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