•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Opération Nez rouge Forestville n’aura plus accès aux ressources d’Hydro-Québec

Un bénévole d'Opération Nez Rouge au volant.

Un bénévole d'Opération Nez rouge s'apprête à aller reconduire un conducteur à la maison (archives).

Photo : Radio-Canada

L'Opération Nez rouge de Forestville n'aura plus accès à la flotte de véhicules d'Hydro-Québec pour offrir ses services.

Par le passé, la société d'État prêtait quelques véhicules à l'Opération Nez rouge à Forestville. Toutefois, depuis deux ans, le service et le partenariat ont été mis sur pause en raison de la pandémie.

Conseillère en relations avec le milieu d'Hydro-Québec, Andréanne Jean explique qu'un changement de pratique au sein d'Hydro-Québec s'applique à l'échelle de la province.

C'est qu'au-delà de la décision qui a été rendue spécifiquement à cet organisme-là, c'est une décision qui s'applique à l'ensemble des prêts des véhicules d'Hydro-Québec, fait valir Mme Jean.

« Surtout, il ne faudrait pas penser que c'est propre à Forestville ou propre à Opération Nez rouge. C'est vraiment une décision d'Hydro-Québec qui s'applique à l'ensemble du Québec.  »

— Une citation de  Andréanne Jean, conseillère en relations avec le milieu d'Hydro-Québec
Andréanne Jean sourit pour la photo.

Andréanne Jean est conseillère en relations avec le milieu d'Hydro-Québec.

Photo : Gracieuseté Andréanne Jean

Fin d'une entraide qui aura duré 33 ans

De son côté, la coordonnatrice de l'Opération Nez rouge Forestville, Sandra St-Gelais, indique qu'Hydro-Québec a toujours prêté trois véhicules de type VUS depuis le début du service de raccompagnement à Forestville, il y a de cela 33 ans.

« C'est sûr que c'est un stress supplémentaire. Déjà, on parle de pénurie de main-d'œuvre, donc une pénurie de bénévoles. »

— Une citation de  Sandra St-Gelais, coordonnatrice, Opération Nez rouge Forestville

Elle ajoute que des employés d'Hydro-Québec prêtaient main-forte et que l'essence était fournie par la société d'État. Cette façon de faire permettait d'éviter d'utiliser les véhicules des bénévoles.

Mme St-Gelais soutient qu'un minimum de trois équipes de trois bénévoles chacune sont sur le terrain les soirs de raccompagnement.

Ça ne compromet pas [la saison de Nez rouge] parce qu'on va tout faire en notre pouvoir pour être capables de faire notre saison. Sauf qu'on risque d'avoir moins d'équipes pour faire les raccompagnements parce que ce ne sont pas tous les bénévoles qui veulent fournir leur véhicule, nuance la coordonnatrice.

Elle estime qu'il manque actuellement la moitié des bénévoles recherchés pour la saison alors que le service commence la fin de semaine prochaine.

Demande d'aide auprès des élus

L'Opération Nez rouge Forestville a envoyé des lettres à la mairesse de la municipalité, Micheline Anctil, ainsi qu'au député caquiste de René-Lévesque, Yves Montigny, pour leur demander de l'aide.

M. Montigny n'a pas été en mesure d'accorder une entrevue à Radio-Canada, mais son attachée politique a indiqué que le député a sollicité une rencontre avec la coordonnatrice d’Opération Nez rouge Forestville, madame Sandra St-Gelais, afin de voir comment il pourrait aider l’organisme.

Par téléphone, Micheline Anctil dit qu'elle va s'entretenir avec des représentants d'Hydro-Québec jeudi afin de faire l'état de la situation.

Elle considère que le service de raccompagnement est important pour la sécurité des citoyens, alors que les soirées festives s'en viennent à grands pas.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !