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Centre-ville de Gatineau : la mairesse répond aux critiques de la Chambre de commerce

Image aérienne du quartier du Musée à Gatineau, de la rivière des Outaouais et de la Colline du Parlement.

La crise du logement est au cœur des discussions à Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Au lendemain de la sortie du président de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), qui a parlé d’imprévisibilité dans le développement du centre-ville, la mairesse France Bélisle défend son approche, tout en reconnaissant qu’il y a « une crise des terrains à Gatineau ».

Mardi, le président de la CCG, Stéphane Bisson, a déclaré que les décisions prises dans certains projets, comme celui de l'îlot de la rue Notre-Dame-de-l’île, relèvent de l’acharnement. Il a aussi demandé un dialogue plus harmonieux pour résoudre les impasses en matière d’urbanisme.

Un homme devant un micro de Radio-Canada.

Stéphane Bisson préside la Chambre de commerce de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

La mairesse réagit

Sur la forme, la mairesse s’est permis d’envoyer une petite flèche : la Chambre de commerce a une technique assez spéciale pour solliciter une collaboration de la Ville, et ça me fera plaisir d’en discuter demain au déjeuner de la mairesse avec son président.

Sur le fond, je comprends que les gens soient bousculés parce qu’il y a une convergence de projets qui arrivent en même temps, à courte échéance dans le centre-ville, a indiqué France Bélisle, en mêlée de presse, mercredi.

« Quand j’entends que la Ville fait n’importe quoi, j’ai le goût de dire qu’on est surtout une ville en mouvement. [...] Ce n’est pas parce que les choses vont vite et qu’on doit bouger rapidement sur certains dossiers qu’on fait n’importe quoi. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

Logement abordable et social : la Ville revoit sa position

Démolitions dans le secteur de Hull, déménagement du quartier général de la police, réflexion sur la manière de créer davantage de logement abordable : les dossiers sont nombreux à faire les manchettes depuis plusieurs semaines.

Il y a des gens, actuellement, qui vivent dans des motels à Gatineau, ça n’a aucun bon sens, a lancé lors du même point de presse Daniel Champagne, le président du comité-choc en logement.

Daniel Champagne en point de presse. Il sourit à la caméra.

Daniel Champagne reconnaît avoir changé d'approche sur la question de l'inclusion du logement abordable dans les projets immobiliers.

Photo : Radio-Canada / Nathalie Tremblay

M. Champagne confirme qu’il a changé d’approche sur la question de la manière dont le secteur privé peut être contraint de construire du logement abordable.

S’il rejette toujours l’idée d’un règlement d’inclusion, il souhaite désormais que la Ville réfléchisse à une stratégie d’inclusion.

« Je persiste et signe : on devait rejeter un règlement d’inclusion qui forçait les promoteurs à inclure un pourcentage d’unités de logements abordables dans un édifice donné. »

— Une citation de  Daniel Champagne, président du comité-choc en logement de la Ville de Gatineau

Mais aujourd'hui, il se dit favorable à la mise en place d’une stratégie d’inclusion, notamment lorsque la Ville de Gatineau négocie la vente d’un terrain de gré à gré avec un promoteur sur son territoire.

La réaction d’Action Gatineau

Le conseiller municipal d’Action Gatineau dans Limbour, Louis Sabourin, a réagi en parlant d’un pas dans la bonne direction, même s’il continue à penser qu’un règlement serait plus opportun.

Une stratégie d’inclusion, si je comprends bien, c’est une liste de souhaits, c’est de dire : "S’il vous plaît, est-ce que vous pouvez faire de l’inclusion?". Alors qu'un règlement d’inclusion, c’est un vrai outil pour contraindre ou réguler le marché, ajoute-t-il.

Daniel Champagne promet que ces discussions se produiront rapidement, en 2023.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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